Quand on est incapable de traiter un problème avec des
solutions simples qui ont fait leurs preuves, on invente des mots nouveaux, en
langue anglaise ou en Globish si possible.
Voilà donc le CROWDFUNDING ou financement par la
populace ! Personne ne s’est aperçu qu’il s’agit de la toute première étape d’un
modèle millénaire, déjà connu à Babylone et qui a permis il y a plus de cent
ans à notre agriculture de connaître le développement que l’on sait.
Mais pour être poli tout le monde s’en fout, et plutôt que
d’exiger que les banques jouent correctement leur rôle, ou de remettre à
l’honneur le modèle coopératif et mutualiste abandonné même par la plupart de
ceux qui en portent encore le nom, on préfère réinventer la toute première
étape de ce modèle dont il ne sortira rien tant que l’on ne sera pas capable de
la dépasser.
Le drame est que les échecs répétés de l’Aide Publique au Développement
où l’on a englouti en vain depuis des
décennies des sommes énormes, tiennent à ce refus systématique de remettre à l’honneur
un modèle sans égal, mais que des inconscients incompétents ont décidé de
déclarer ringard.
« C’est quelque
chose qui marche assez bien dans la musique », a rappelé, sans rire, Fleur
Pellerin la ministre déléguée chargée des PME qui souhaite faciliter ce type
d’ânerie en France.
Cela doit même marcher plus qu’assez bien dans la musique
puisque c’est du pipeau !
Chacun sait que la musique est avec les activités de pompes
funèbres un élément d’avenir de la croissance les deux étant prises en compte dans
le PIB alors tant mieux si ça marche assez bien !
C’est ce genre de gamineries qui nous enfonce de plus en
plus dans la crise ! Lamentable !