Quand Mélenchon communique les chiffres du CSA
à propos de la répartition du temps de parole dans les médias durant
les élections municipales - notons que BFMTV aura consacré 46% de son
temps d’antenne au FN -, Mélenchon confirme que les médias dominants
sont intéressés par deux partis seuls : le FN et Marine le Pen pour
l’audience, et le PS - sa présidence et son gouvernement -, au nom d’une
allégeance aujourd’hui incontestable :
l’atlantiste et le sionisme (excusez ce pléonasme !) ; et d’autre part,
tous néo-libéraux, tous acquis à la Commission européenne et à ses
exigences de BFMTV à France 2.
Durant
cet entretien, Mélenchon nous confirme que le Front de gauche, uni, ne
votera pas la confiance au gouvernement tout en relevant avec ironie le
fait que les 83 députés PS opposés à la nomination de Manuel Valls
soutiendront néanmoins, le moment venu, ce même gouvernement.
En
ce qui concerne les élections Européennes, tous unis là aussi, un front
commun anti-commission sera constitué. Reste à savoir si le Front de
gauche en général, et le parti de gauche en particulier, Mélenchon en
tête, sauront approcher les Ecologistes, parti farouche, toujours un peu
vierge de coeur et puceau d’esprit qui n’aime rien tant que les
préliminaires (normal... les femmes y occupent une place de choix !),
avec souplesse et tact, et ce afin d’élargir ce front anti-commission
européenne, condition nécessaire à la poursuite du démantèlement du PS
et de la chute de tout son personnel politique dans nos régions,
départements, cantons, villes, villages, hameaux sans oublier les
sous-bois... là où se terrent les poltrons de la politique autre gibier
de potence, avant d’être en mesure de reconstruire une vraie gauche de
gouvernement.
Dans
l’attente de ce jour glorieux, saluons un Jean-Luc Mélenchon combatif
qui ferait bien, toutefois, d’oublier un peu le FN qui ne saurait en
aucun cas être un problème pour la Gauche, la vraie, à l’heure où
l’électorat est mobilisé à grand renfort d’abstention et de votes
contestataires contre un PS dont il n’y a plus rien à sauver.
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