(à lire avec ton péremptoire)
(je suis désolé pour le manque de clarté probable de certains passages ou de l’ensemble ; je prétendrai que cela vient d’un manque de compréhension. Ou que tout ceci ne constitue qu’un très court essai. Imparable)
(ces remarques préalables ne peuvent être désignés comme des manœuvres faciles d’évitement de critiques futures)
(cette dernière remarque non plus)
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Il n’y a que de la nature.
Ou il n’y a que de la culture.
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La distinction nature/culture est le produit de l’expérience des choses et du temps à l’échelle humaine. Un temps court, sociologique et historique. Nous en avons besoin pour réfléchir et comprendre ce sur quoi on pourrait ou non avoir prise sur un temps court, comprendre la force d’inertie relative de ce qui prédétermine l’état actuel des choses.
Sur un temps long, anthropologique et biologique, cette distinction n’a plus de sens.
En tous cas si on accorde du crédit à la théorie évolutionniste en biologie.
Par exemple, caricaturalement, le coup long de la girafe n’est qu’une culture de la pratique de manger des feuilles d’arbre inscrite génétiquement en nature biologique de la girafe. Mais le moment ou s’arrête la culture pour entrer en nature est ici un moment impossible à distinguer. C’est qu’il n’y en aurait pas.
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Du coup parler d’"ordre naturel" pour justifier un ordre actuel n’a pas de sens.
La nature sera tout ce qui aura été, inscrit au cours du temps.
Il y a des ordres antécédents, des normes, des institutions qui orientent fortement, prédéterminent une façon d’être, mais aucune n’est par essence, donc aucune façon d’être n’est pas essence.
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Nature et culture ne sont pas des concepts politiques mais épistémologiques, relatif à des cadres, à des séquences, à des états donnés d’un objet scientifique.
Employés en politique pour argumenter la légitimité d’une orientation sociétale (c-à-d l’objet exclusif des débats politiques actuels), la distinction nature/culture est forcément foireuse car indéfiniment sujette à interprétation sans possibilité de résolution. La distinction N/C y constitue un problème en soi, inutile, dont on doit se passer...
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... en préférant le concept de "tradition".
En désignant cette mémoire collective qui se transmet et s’enrichit en évoluant, un institué s’instituant sur une durée, un temps historique, la notion de tradition constitue l’alternative raisonnable à la stérile distinction N/C en politique.
"La tradition" peut expliquer l’état donné des choses, l’inertie des choses, la résistance des choses, sans fermer la voie à l’évolution des choses.