Je suis agréablement surpris par cette intervention de Michel Drac, que je n’avais jamais eu l’occasion d’écouter. L’intérêt supérieur de ses analyses, comme l’a dit plus haut maQiavel, est qu’il articule différentes méthodologies pour expliquer le mouvement historique qu’est le mondialisme.
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Un des points marquants - et je crois que Drac est le seul a prendre cette position parmi la "dissidence" - est qu’il est sensible au fait que le mondialisme peut aussi être un projet désirable. L’idée d’un "village-monde" n’est pas nouvelle (et ses modes de réalisation sont multiples) ; les avancées techniques telles qu’Internet montrent de façon de plus en plus nette qu’il est même réalisable... ce qui n’était pas le cas pour d’autres empires, et ce malgré leur volonté mondialiste.
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Les deux questions fondamentales - mais elles se recoupent - sont donc : à quoi veut-on aboutir et qui doit diriger ce monde s’il s’unifie ? Ce qui revient à dire : quel sorte de mondialisme ? Les deux lignes semblent être : communauté de communauté (idéologie peut-être plus défendue par le pôle des BRICS (?)) ou superstructure contrôlant un monde libéral unifié et harmonisé (idéologie défendue par le pôle anglo-saxon)
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Je voudrais simplement ajouter qu’il me semble de plus en plus clair que l’unification du monde est un processus engagé depuis longtemps et qu’il m’apparait comme étant de plus en plus irréversible. Mais il existe encore un choix, qui est celui du modèle mondialiste que nous voulons...
Nous sommes sortis du modèle multipolaire pour de multiples facteurs qu’il faudrait étudier plus longuement à la loupe des différentes méthodologies (événementielle, structuraliste, etc.) mais l’une d’entre elle est la guerre. Faisons un saut simple dans le passé et rappelons-nous les guerres sempiternelles qui ont agité l’Europe. Ne prenez pas cela pour un argument en faveur de l’Union Européenne ("la guerre c’est pas bien vive l’Europe, etc.) mais simplement comme un des facteurs ayant amené les hommes peuplant l’Europe et ses élites à agir pour enrayer ce fléau. La guerre, évidemment existe toujours - mais elle est ailleurs. Ce qui, pour des élites fondant leur richesse sur la consommation des individus, est en un sens favorable...