Hollande parle d’allié « objectif »,
ce n’est pas la même chose qu’un allié dans le sens traditionnel du terme.
Il n’est en effet pas
absurde de penser que le régime Syrien soit allié objectif avec les Islamistes
qui rendent le contexte binaire : soit la stabilité d’une monarchie républicaine,
soit l’instabilité de l’ Islamisme
politique. Il faut préciser : je ne
dis pas que c’est le cas, je dis qu’il n’est pas absurde de le penser.
Du point de vue de la
propagande du régime, la perception binaire
du conflit est une très bonne chose,
il peut alors se poser en garant tant dans la politique intérieure qu’extérieur
contre les « hordes barbares
Islamistes ».
Quoi qu’il en soit, ce n’est
pas Paris qui décide, si Washington décide de s’allier avec Damas, ils le feront,
point barre.
Les événements dans
les semaines qui vont venir vont permettre d’infirmer ou de confirmer les hypothèses sur l’EI :
-Si Washington s’allie avec Damas contre l’EI, l’hypothèse
selon laquelle l’EI est une entitée autonome qui mange dans toutes les gamelles
et avec des objectifs propre se
confirmera.
-Si Washington profite de sa lutte contre l’EI pour détruire
en même temps le régime de Damas, l’hypothèse selon laquelle l’EI n’ qu’un instrument manipulé par les
américano-sionistes se confirmera.
Observons …