Asselineau, de par sa connaissance très technique des institutions, donne des informations extrêmement intéressantes sur le fonctionnement de l’Union Européenne. J’ai écouté plusieurs de ses conférences, et je me suis même rendu physiquement à l’une d’elles lorsque l’occasion s’est présentée. On apprend beaucoup de choses et je conseille à tout un chacun de les visionner afin d’obtenir certaines informations capitales.
Mais ça s’arrête là. Car je dois bien reconnaître que son ambition présidentielle n’est pas à la hauteur de son charisme et de son sens politique. Sur son compte, je pense que Soral a tout à fait raison, et ce passage à la télévision le prouve.
Asselineau ne blâme pas les médias car ils seraient des défenseurs de l’ordre établi, mais parce qu’ils ne l’invitent pas. A partir du moment où ils l’invitent, tout va bien, et il se pliera au jeu médiatique, avec la langue de bois et les abjurations forcées qui vont avec, car son but en tant que chef de parti politique est d’engranger le maximum de voix. Le problème est qu’en adoptant cette stratégie, il se rendra plus lisse et perdra de l’intérêt aux yeux de ceux qui l’avaient découvert sur internet. On voit bien que dans cette émission il a passé une bonne partie du temps à se justifier, et que le seul moment intéressant (celui sur l’OTAN) a été très court et n’a pas été approfondi. Jean-Marie Le Pen, malgré tous ses défauts, avait au moins le mérite de ne pas se soumettre aux règles des médias, ce qui lui a valu d’être diabolisé, mais aussi d’acquérir l’estime de ses électeurs. Asselineau peut bien taper sur lui et son parti, il n’empêche que son attitude révèle soit un manque de compréhension de ce que sont les médias, soit une servilité justifiée par l’espoir de devenir président. Un espoir qui sera toujours déçu.