Asselineau a toujours tout fait pour se démarquer du FN et affiliés, pour montrer à tous qu’il n’a jamais été d’extrême-droite, que ce qu’il dit est censé, etc. Il a toujours craint que l’opprobre jetée sur les autres en l’atteigne.
PEINE PERDUE ! La "diabolisation" ne vient pas du représentant politique (fusse t-il Jean Marie Le Pen), elle vient toujours du système et de ses chiens de garde.
Asselineau est, à la base, facilement diabolisable. Comme Dupont-Aignan qui s’est même fait agressé par des anti-fa. Cela ne sert strictement à rien à ces deux zozos, tout comme Cheminade, de vouloir préserver une quelconque réputation.
Un débat : Asselineau est de l’ancienne école, celle des gens intelligents qui utilisent des arguments. Il n’est absolument pas armé pour faire face aux aboiements, à la haine, à l’outrance, au mensonge, et toute la hargne de guignols dont l’unique objectif est de le déstabiliser, l’empêcher d’argumenter, lui couper la parole, le décrédibiliser, en usant de toute la mauvaise foi, tous les sophismes, et les manipulations "émotionnelles" qu’il est possible d’utiliser. Il n’est qu’un circonvenant passant devant l’inquisition.
Marine Le Pen, bien que moins instruite qu’Asselineau, a pu trouver un équilibre, elle s’est armée très tôt. Elle a choisi de jouer le jeu des faux débats inquisitoires, coûte que coûte, tout faire pour utiliser ce faible moyen de communiquer avec le public. Asselineau devrait la regarder et prendre des leçons. Je ne parle pas de leçons de politique, mais de communication, des leçons de combat verbal. La joute oratoire d’aujourd’hui n’est pas la même que celle d’hier.
Comment diffuser ses idées dans un environnement qui refuse toute intelligence, et qui fera tout pour vous en empêcher ? C’est la question qu’Asselineau doit se poser sérieusement. Et Alain Soral avait raison quand il faisait remarquer que pour l’instant, il n’a ni le charisme, ni le mordant pour cela.