@Medialter
Ce sont des truismes pour la plupart d’entre nous en effet mais il faut bien avoir à l’esprit que le bouquin, à la base et au-delà des formules littéraires (que l’on aime ou pas), se définit avant tout comme une
enquête journalistique sur le petit milieu médiatique français avec des faits et des sources censés être tangibles ce qui, à ma connaissance du moins, n’a encore JAMAIS été fait en France. Après, est-ce que, comme je l’écris dans l’article, tout ceci ne constituera que de la poudre aux yeux et que ce ne sera au final qu’un "pétard mouillé", c’est fort probable mais attendons de voir...De toute façon, si Obertone est une nouvelle fois invité à ONPC pour la promo du bouquin, je pense qu’on aura la réponse

@Joe Chip
Pour ce qui concerne le côté "politiquement correct" d’Obertone, je n’ai mis en exergue dans l’article qu’un extrait qui se rapporte aux médias, puisque c’est le sujet. Mais je peux vous en donner des tas d’autres bien moins "softs", comme par exemple celui-ci (toujours extrait d’Utoya et en rappelant que c’est toujours le tueur Breivik qui s’exprime au-travers de la plume d’Obertone) :
"Ma théorie, c’est que notre programme biologique choisit pour nous. Et il nous dit d’aller là où il y a du pouvoir à prendre. Etre de droite, c’est être favorable à la sélection naturelle. Initiative, vie privée, recherche de pouvoir. Etre de gauche, c’est être égalitaire. L’Etat prend tout, y compris le pouvoir. Il est naturel d’être de droite, le gauchisme est un accident culturel, rendu possible par la chute de la sélection naturelle et la prolifération des masses envieuses. Mais cet accident est si grave, que l’homme de droite passe aujourd’hui pour une aberration. On se demande même comment il peut encore exister. La plupart des gens sont de gauche parce qu’il y a eu l’accident Hitler. Après Tchernobyl, tout le monde est devenu anti-nucléaire, c’était la mode, l’effet de masse. J’échappe à cette bovinerie culturelle. Trop d’ambition, d’esprit critique, de recul. D’honneur. Je pense que je suis de droite parce que personne ne l’est. Et j’ai tellement d’ambition que j’ai besoin d’avoir un maximum d’ennemis. Pour l’opinion, je suis le mal aujourd’hui. Je serai le bien demain. Ce que j’ai fait ne peut se juger qu’avec recul. Aujourd’hui, il y a crispation immunitaire.La bête égalitaire, blessée au gros sang, se défend, hurle sa rage, sa peur et sa douleur. Mais ça va refroidir. Et gangrener. Les gens se poseront des questions, s’informeront. Certains réviseront leur jugement, se diront que finalement, tout au fond de leur petit moi apeuré par les dents de la machine, ils se sentent plus proches de Breivik que de ses ennemis. Ils seront prêts à basculer. Dans quelques décennies, je serai le héros de la nouvelle mythologie scandinave. Breivik seul contre tous. Je destituerai leur culte du suicide, j’imposerai de nouvelles règles. Je commencerai par redéfinir le Bien et le Mal. Et je poserai la même question que le grand Björnson : ’qui ira donc compter les batailles perdues le jour de la victoire ?’. C’est sûr, je ne serai pas le héros de cette génération de pédales qui accepte tout, n’a aucune imagination, aucune fierté, aucune volonté d’échapper au Paradis morbide qu’on lui impose. Sur une île, on ne peut que tourner en rond ou se noyer."