"affirmer que la dynamique intrinsèque du capitalisme est "la concentration du capital" est du même tonneau.
Et ? En quoi c’est mal ? Vous êtes en gros entrain de condamner l’épargne... (cette marge que vous faites sur vos revenus...)"
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Ce n’est un mal que si on est contre les oligopoles qui ne sont rien d’autre que l’aboutissement de la logique d’accumulation.
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Dans le cadre du capitalisme moderne - capitalisme de basse pression salariale, caractérisée par la double contrainte [pression concurrentielle/pression actionnariale],
si l’on démarre d’une situation de départ idéale d’un point de vue libéral, cad sans concurrence faussée, il y aura toujours à un moment donné, par logique de sélection concurrentielle, un groupe pour devancer les autres.
Ce groupe aura toujours tendance - motivé par la double contrainte qui le condamne à perpétuer la lutte sans quoi il est voué à mourir - à vouloir renforcer sa position de tête.
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Cette tendance voue alors le groupe à rejeter ce qu’il chérissait le plus à l’époque où il émergeait : la libre concurrence devient une entrave à la pérennisation de son avance sur les autres.
Donc le groupe, s’il veut poursuivre le but qu’il poursuit depuis le début - cad
survivre, mais dans de nouvelle condition qui ne sont plus celle du
début - est voué à entraver la libre-concurrence et, fatalement, en vient à abuser de sa position dominante.
Et de libéral, à vocation d’optimiser ses chances d’exister, il devient conservateur de ces nouvelles conditions, toujours à vocation d’optimiser ses chances d’exister.
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La logique du capitalisme moderne (de double pression actionnariale/concurrentielle) est ainsi libérale dans un premier temps, antilibérale dans un second.
C’est ce second temps qui détermine l’aboutissement de la logique capitaliste :
au final, un antilibéralisme. Le plus fort étant donc que le capitalisme établit sa légitimité théorique à partir du libéralisme théorique pour ensuite se torcher le cul avec.