A vrai dire je voulais montrer que nous sommes embarqués dans un nouveau conflit mimétique entre deux belligérants qui se ressemblent de plus en plus et qui manifestent le même type de relation messianique à l’histoire et à la géographie.
J’aimerais croire au discours de Poutine sur la multipolarité mais l’attitude de la Russie à l’égard des anciens satellites de l’URSS est pour le moins ambigüe. Il faut aussi se mettre à la place de ces européens qui ont vécu le joug soviétique, c’est trop facile d’écarter leurs peurs d’un revers de la main... Il est difficile d’ignorer aussi la présence, côté russe, de vrais cinglés genre Douguine ou Zirinovsky qui agite la menace nucléaire en plein parlement russe.
Je crois que nous avons affaire à deux néoconservatismes concurrentiels qui partagent de nombreuses caractéristiques au-delà de leurs oppositions flagrantes, immédiates.