Tellement imbu de lui-même aussi qu’il a demandé à être enterré dans la plus stricte intimité familiale, sans aucun hommage national d’aucune sorte (les politiques ne respectèrent pas sa volonté).
Pour le reste, il faut juger sur pièce. De Gaulle est le seul homme politique qui a anticipé à la fois la crise monétaire internationale (voir vidéo sur youtube, intitulé je crois "crise du dollar 1965") et la crise de la dette, avertissant les Français dans des termes très clairs durant son allocution de nouvel an de 1969 des conséquences d’un déséquilibre budgétaire :
" (...) le grave déséquilibre de notre économie, résultat
inéluctable d’une
paralysie de près de deux mois, nous a conduits
à une crise monétaire qui mettait en cause la valeur de notre franc et, du coup,
celle de nos
avoirs et de nos rémunérations, risquait de nous faire passer sous la dépendance
des prêteurs
étrangers et suscitait la joie odieuse des spéculateurs de la finance, de la
politique, de la
presse, qui jouaient notre déconfiture."
"Pour l’économie, qu’il s’agisse ou bien des
prix et des
salaires, ou bien des dépenses publiques, ou des changes et du crédit, les
limitations et les
contrôles voulus sont absolument nécessaires jusqu’au retour complet à
l’équilibre. Cela, pour
que nous puissions sauvegarder la balance de nos paiements, consolider dans la
réalité les
accroissements de rémunérations apparemment fixés dans les chiffres, faire en
sorte que nous
vendions à l’extérieur au moins autant que nous y achetons, bref, empêcher que
la supercherie
de l’inflation ne nous fasse glisser au gouffre de la ruine et de la misère,
comme jadis le chant
des sirènes faisait tomber les marins dans la mer."
Quand on sait qu’à l’heure actuelle, nous sommes dirigés par des gens entourés d’experts en tout genre qui ne savent pas anticiper à 15 jours, cela laisse quand même songeur.