Je partage le constat de Qaspard : la plupart des intervenants ici n’ont pas le niveau et n’y connaissent rien en phénoménologie et en épistémologie.
Il n’y a pas de certitudes en sciences, il n’y a que des observations et des lois, et celles-ci sont déduites de celles-là. Les observations ne constituent nullement une certitude, en-dehors du fait que nous sommes certains du fait que nous observons. Mais une observation peut-etre trompeuse, comme l’impression fausse que le soleil tourne autour de la Terre, qui est conforme à notre observation quotidienne, mais qui est remise en question par d’autres observations. A partir des observations nous déduisons des lois, pour ramener à un seul principe une série d’observations qu’on a faites. Par exemple, j’observe que si je lâche une balle, elle tombe par terre, et de par la multiplicité d’expériences similaires j’infère qu’il existe une loi, que j’appelle gravité, qui attire les objets vers le bas. Mais ce n’est nullement une certitude. Je déduis l’existence de la gravité parce que j’ai lâché des milliers d’objets et que je me suis rendu compte qu’à chaque fois il se produisait la même chose, mais rien ne m’assure que si je lâche une balle maintenant elle ne va pas se mettre à flotter dans les airs et à dessiner des huit. Dans ce cas il faudra que je remette en cause la loi de la gravité.
C’est vraiment la base, ce que je dis.