https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/https://hormon-osteoporosezentrum.de/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/https://akperstg.ac.id/
zonawin777zonawin777
Commentaire de Joe Chip sur Un dissident historique s'exprime sur la pseudo-dissidence - Agoravox TV

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile


Commentaire de Joe Chip

sur Un dissident historique s'exprime sur la pseudo-dissidence


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Joe Chip Joe Chip 28 novembre 2014 14:04

Le paradoxe, c’est que les anciens régimes dictatoriaux et centralisés rendaient objectives cette notion de dissidence qui est, au mieux, ambigüe et évanescente dans le monde occidental contemporain.
La "dissidence" cherche à tout prix à matérialiser - et souvent de manière caricaturale, cf Laurent Louis menotté sur une chaise - une domination qui se fait par des moyens exclusivement indirects et subtils : ce serait insulter les victimes des dictatures réelles que de nous considérer, dans notre confort absolu, comme menacés, violentés ou même opprimés par l’Etat ou le "nouvel ordre mondial". Tout ça n’existe pas vraiment, et c’est précisément la force ultime de cette domination diffuse que restitue bien le film Matrix (même s’il n’a fait que pomper outrageusement Philip K. Dick, mais c’est une autre histoire). La domination aujourd’hui est subjective, solipsiste, individualisée : elle rationalise le besoin d’être conduit par la main et persuade l’individu qu’il est davantage dans son intérêt de collaborer que de se mettre à résister, quand bien même il aurait été dépouillé de toute forme de dignité : et pour résister à quoi exactement ? C’est cela qui est perturbant, cette corrélation intime entre un sentiment de révolte légitime (de Gaulle parlait de "mal des âmes" accompagnant le développement de la civilisation technicienne et matérialiste) et une démotivation permanente - individuelle et collective - qu’il est très difficile de combattre. Il n’y a pas de "grand méchant loup" et c’est là le mensonge principal de tous ces dissidents en peau de lapin. Le "système" est en réalité en chacun de nous, nous y participons et nous le nourrissons par les actes les plus quotidiens. Tout ça est d’une grande trivialité. C’est pourquoi il faut toujours démarrer au niveau individuel, se pondérer, faire son auto-critique, avant de pointer son petit doigt rageur vers des groupes de personne ou même des élites situées à l’intérieur de ces groupes.

La dissidence revendiquée, c’est un signe de "l’américanisation des esprits" même si les principaux concernés ne veulent pas se l’admettre : car la culture obstinée du complot, la défiance par principe contre l’Etat, le new age sectaire, et jusqu’au vocabulaire systématiquement emprunté à la langue anglaise ("félse flaque", "truffe siqueur", "chaimtrèlsse", "débeuncage", etc.), tout ça renvoie au monde anglo-saxon et traduit l’américanisation du "zeitgeist".

C’est en ça que Soral mérite tout ce qui lui arrive, parce qu’il sait tout ça (il y a quelques années il fustigeait encore les "délires ésotériques SF" des dissidents) et qu’il a suivi opportunément le mouvement, en bon caméléon qu’il est, en donnant un semblant d’articulation dialectique et conceptuelle à tout ce fourbis newage irrationnel.


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès