Del Valle est un véritable patriote français, il est absolument incontournable pour reconstruire moralement et intellectuellement ce pays.

Alexandre del Valle, le chevalier des amalgames
Alexandre del Valle refourgue son « occidental pride » dans tous les colloques géopolitiques de France et de Navarre. Il dénonce le masochisme national générateur de culpabilité, porte d’entrée selon lui de la plus grande menace qui pèse sur notre civilisation : l’Islam. Et dans Islam, il y a Mal (ça, c’est de nous). Un retournement très vallsien : commencer par l’antisionisme, pour finir dans le sionisme le plus total. Valle/Valls, même combat ?
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L’idée d’ADV est donc que l’Islam n’est pas une religion, mais une
idéologie (puisque cette pseudo religion ne reconnaîtrait pas le droit
d’exister aux autres religions), et qui gagne du terrain chez nous en
avançant masquée. Déjà, nos banlieues ressemblent à celle d’Alger, de
Kabul ou d’Islamabad, nos églises vides sont remplacées par des mosquées
bourrées à craquer (des bombes humaines ?), et le péril vert intérieur
est exacerbé par la présence sur notre sol de dizaines de milliers de
jeunes déracinés, enrôlés potentiels de l’islamisme (le vrai nom de
l’Islam), puis envoyés sur tous les terrains de Jihad du monde pour nous
revenir chargés de désirs meurtriers et bardés de dynamite. Carrément
l’Armageddon. La version catastrophiste d’ADV est sans nuance. C’est la
guerre des civilisations (la dominée contre la dominante, mais ça, on ne
le dit pas), une menace que le VRP de l’occidentalisme brandit depuis
ses jeunes années de diplômé de Sciences Po Aix. À ce propos,
curieusement, on note que le penseur précoce a vite sauté dans le train
de la politique en marche, allant de colloque en colloque, de congrès en
congrès, portant la bonne parole du renouveau occidentaliste. Une
croisade, un croisé, quoi.
Sauf qu’il n’est pas souvent question de Jésus et d’amour, à part
peut-être pour sauver les chrétiens d’Orient, massacrés par les hordes
de fanatiques durement drogués par le salafisme ou le wahhabisme. Une
vision très américaine des choses, pour ne pas dire israélienne. Même
si, à ses débuts de penseur géopolitique, Del Valle (qui s’appelle
probablement Marc d’Anna), était proserbe et antiaméricain, car ces
derniers appuyaient les musulmans du Kosovo. Jusqu’au 11 Septembre, et
sa conversion à l’américanisme, idéologie qui carbure depuis à
l’anti-islamisme.
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