En (très) gros ma réflexion se développait sur deux axes principaux :
- points communs entre le protestantisme américain et le wahhabisme (puritanisme/culte de la pureté, iconoclasme, vocation messianique, légitimation de l’accumulation de richesse étrangère au sunnisme traditionnel) expliquant le refus des médias anglo-saxons de divulguer les caricatures de Mohamed et plus généralement de choquer la conscience religieuse des musulmans ; d’où :
- fausseté de la théorie du choc des civilisation : il existe une articulation au sein du mondialisme entre le protestantisme américain et le wahhabisme traduite à tous les niveaux : idéologie, alliance stratégique, urbanisme, architecture...
- analyse de la double source philosophique et religieuse de la liberté d’expression en France et aux USA : philosophie des Lumière et protestantisme, tous deux issus de l’esprit de la Renaissance ;
en France, liberté fondée sur la reconnaissance du droit au blasphème (culture catholique) ; aux USA, version sécularisée du libre examen calviniste, chacun doit pouvoir évaluer librement ce qui relève du bien et du mal sans se voir imposer une grille de valeurs ;
relation avec le contexte socioculturel : liberté de pionniers aux USA, pas de structure étatique bien établie d’où sauvegarde du plus haut degré de liberté individuelle naturelle traduite dans le premier et second amendement (port d’armes, droit à protéger soi-même sa vie) ; au contraire, en France et en Europe, liberté citoyenne de nature politique acquise en échange du renoncement à une partie de la liberté naturelle : perte compensée par l’émancipation progressive du citoyen ; aporie liberté/contrainte résolue par Kant et Rousseau ("on le forcera à être libre")
En très, très gros. Malheureusement, je n’ai pas le temps (et le courage) de tout réécrire.