Je suis d’accord avec vous.
Mais il y a néanmoins en filigrane une idée tout à fait factuelle dans cet article (du moins me paraissant telle) : le fait que le problème que pose actuellement l’islam en France n’est pas cause du mal français... mais conséquence. C’est parce qu’en amont ce pays a perdu son âme qu’une spiritualité étrangère tente aujourd’hui d’investir un corps mort (la nature a horreur du vide, il ne faut pas lui en vouloir).
Le capitalisme et la société de consommation qu’il induit ont donc beaucoup de responsabilités dans tout ça. Seulement l’auteur semble s’arrêter à cela. Or, non seulement il y a bien peu de gens pour remettre en cause la société de consommation, mais le seul moyen de la juguler n’est pas dans l’entretien d’un El Dorado où règnerait l’égal droit à la consommation, mais dans une quête de sens qui nous ferait prendre conscience que le Français a vocation à être autre chose qu’un simple producteur-consommateur...