@CauseToujours
Si vous êtes parfaitement conscients de la forme de vos vidéos, alors je n’ai rien à dire, vos objectifs vous appartiennent et c’est tant mieux. Je n’ai pas pris le temps de regarder vos autres formes de militantisme, j’y remédierai.
Je vous appui pour ce qui est de "l’alternative".
"Qu’elle soit remplacée par une nouvelle oligarchie est peut-être
inévitable. Mais en attendant, quelle respiration serait pour nous sa
disparition !"
=> Pas forcément, cela peut être pire encore, vous n’avez même pas idée. A partir du moment ou vous remettez les rênes du pouvoir entre les mains de quelqu’un qui le veut, vous vous exposez au pire. Autant rester dans le système actuel, au moins on en connait les rouages.
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=> C’est reporter le problème sur vos descendants. C’est justement ce que je reproche aux générations précédentes, ne pas avoir pensé à nous, ou en tout cas pas en termes pragmatiques. Si je lutte aujourd’hui ce n’est pas pour moi. J’ai les moyens de partir sous d’autres cieux plus cléments, et de changer régulièrement si ça ne me va pas (l’éducation et l’instruction sont des biens inestimables)... mais je veux me battre pour que mes descendants, les vôtres aussi, puissent espérer vivre mieux que nous.
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"Avant de bâtir un nouveau monde, ne faut-il pas d’abord s’activer à détruire le monde actuel ?"
=> Beaucoup de révoltés ont pensé de la même manière. Le résultat est généralement sanglant et pas à leur avantage. Regardez l’exemple de la Tunisie : de jeunes éduqués mais sans avenir manifestent, veulent détruire le pouvoir actuel, sans pour autant réfléchir à la suite.
Quel est le résultat ?
Une fois que le régime est tombé, ils ONT le pouvoir, ils peuvent tout faire. Mais comme ils ne sont pas préparés, ils demandent des élections et perdent instantanément ce pouvoir gagné parfois au prix du sang. Aujourd’hui reviennent sur le scène les vieux oligarques, les pro-occidentaux, et les extrémistes religieux (en plus faible proportion). Leur combat est perdu parce qu’ils n’ont pas pensé à la suite.
Vous pouvez aussi prendre l’exemple de la Commune de Paris. Vaincue par la naïveté des communards.
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=> La révolte (quelle qu’en soit la forme) n’est qu’une bataille, il faut gagner la guerre. Je n’ai pas vocation à crever pour la beauté du geste.
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=> De manière générale, l’élite ne pense qu’à la suite, et dans une plus faible proportion aux moyens d’y parvenir, profitant alors des opportunités qui se présentent. Si vous pensez à l’envers, c’est paumé d’avance.