Le bouquin de Houellebecq n’est pas très bien écrit mais peu importe la forme, parlons du fond.
La fiction que monte M.H. plaira à tous ceux qui scrutent et la politique (et qui aiment les scènes de cul racontées par un poisson mort, et la littérature, c’est le triptyque du bouquin).
Les prêts à penser qui hurlent au fascisme réactionnaire comme la grenouille de bénitier gauchistoïdes du dessus (ou l’abruti d’Ali Badiou et les chiens de garde du système) ont tort, ça n’est pas un brulot anti-islam, loin de là.
La France dans le livre de Houellebecq, s’en tire par le haut et sans trop de casse (quelques morts quand même) et c’est plutôt la tendance soralienne qui l’emporte puisque rappelons-le, Mohammed Ben Abes le président, gagne contre le FN et remet le pays d’aplomb en restaurant des valeurs traditionnalistes propres à l’islam et aux monothéismes.
Après il y a une arrière-cour sur les services de renseignements, les identitaires et le PS impuissant plutôt jouissif à contempler, dans une fiction. Il manque plein d’aspects au bouquin que l’on sent écrit à la va vite : quid de l’Europe, des Etats-Unis et du comportement des marchés financiers ? Houellebecq élude les questions géostratégiques, et le tout ne va pas pisser bien loin. Mais au moins, il a une conscience politique même si on le sent bien, le freluquet Houellebecq serait le premier à coucher avec l’ennemi pour préserver son petit cadre de vie. On n’a pas affaire là à un maquisard et s’il se sent bien à l’étranger Houellebecq, vaut mieux qu’il y reste...