Quel tissu d’âneries.
Personne n’a essayé de "poursuivre un gamin de 8 ans". Convoquer et poursuivre ce n’est pas la même chose. Le père a été entendu par la police avec l’enfant en tant que civilement responsable après que les tentatives de discussion du directeur d’école avec ce dernier puis avec la mère aient échoué. Le père aurait alors proféré des menaces, conduisant le directeur de l’école à déposer une plainte, compte tenu du contexte et des problèmes déjà survenus auparavant.
L’enfant a été entendu par la police en présence de ses parents, ce qui n’a rien d’illégal.
Par ailleurs un enfant peut être poursuivi devant un tribunal adéquat (même si ce n’est pas le cas ici) :
Selon Marie-Pierre Hourcade, présidente de
l’Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille,
une telle procédure de convocation d’un enfant en audition libre n’a
rien d’anormal. Si un juge est saisi, un enfant de moins de 13 ans ne
peut faire l’objet d’une sanction pénale, mais seulement de mesures
éducatives. (lepoint)
Dans le cas contraire, on ne pourrait jamais condamner un mineur dans une affaire de viol ou autre. Des enfants sont entendus tous les jours par la police, cela ne vous a jamais rendu hystérique, non ?
La police a sans doute cherché à savoir si l’enfant répétait des propos tenus par ses parents (ce qui semble probable) et qui justifie de ce point de vue le déclenchement d’une enquête. Le cas échéant, c’est le père qui sera poursuivi pour apologie du terrorisme.
L’avocat tente manifestement d’étouffer le fond de l’affaire dans une odeur de scandale, sachant qu’il n’en est pas à son premier "coup".