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Commentaire de micnet sur La tyrannie de la majorité - Agoravox TV

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Commentaire de micnet

sur La tyrannie de la majorité


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micnet 16 février 2015 20:24
@MaQ

"Le krátos, Grec est une divinité personnifiant la Puissance, le Pouvoir, la Force, la Vigueur ou la Solidité. Ceux qui exerçaient le krátos dans citéc’était le gouvernement, raison pour laquelle démocratie signifie « gouvernement du peuple. »

---> "Gouvernement DU peuple" ne signifie pas que c’est le peuple lui-même qui gouverne mais que le gouvernement est issu du peuple ! 

"Pour Rousseau, dans les régimes représentatifs, ce n’ est pas le peuple qui est souverain ,(raison pour laquelle il abhorrait les régimes représentatifs). Voir le chapitre du contrat social « des députés ou des représentants ».

-> Je relirai ce chapitre en détails mais si ce que vous affirmez est exact, dans ce cas c’est Rousseau qui se contredit lui-même car dans un autre chapître (ch V) qui se trouve dans le livre III intitulé " De l’Aristocratie" où il distingue précisément le "Souverain (= le peuple)" du Gouvernement (issu de ce peuple, donc représentatif), voici exactement ce qu’il écrit :

"Nous avons ici 2 personnes morales très distinctes, à savoir le Gouvernement et le Souverain et par conséquent deux volontés générales, l’une par rapport à tous les citoyens, l’autre seulement pour les membres de l’administration. Ainsi, bien que le Gouvernement puisse régler sa police intérieure comme il lui plait, il ne peut jamais parler au peuple qu’au nom du Souverain, c’est à dire au nom du peuple lui-même, ce qu’il ne faut jamais oublier"

Donc cet extrait contredit ce que vous affirmez, à savoir que le peuple n’est pas souverain dans les régimes représentatifs, est inexact. Ce qui est vrai en revanche, c’est que Rousseau associe la représentativité à l’Aristocratie ! Mais là aussi, il faut aller plus avant dans le détail car il distingue 3 formes d’Aristocratie (toujours dans le même chapitre : "l’aristocratie naturelle" (celle à laquelle je me réfère), "l’aristocratie élective" (ce qu’on appelle une démocratie représentative aujourd’hui) et qui a la préférence de Rousseau et "l’Aristocratie héréditaire"

"Peu importe, il pourrait être engagé à l’extrême droite que cela ne me choquerai pas. "

---> Ben si c’est très important de le savoir puisque sa manière de présenter l’Histoire relève de son idéologie ! Je pourrais vous citer d’autres spécialistes ayant une idéologie différente de la sienne et donc une approche de l’Histoire toute aussi différente

"Est-ce qu’ en se référant aux discours des pères fondateurs du régime représentatif , peut on dire que leur intention était de mettre en place une démocratie ? La réponse est clairement non, ils étaient farouchement opposés à la démocratie."

-> Mais qui appelez-vous les "pères fondateurs" de notre régime représentatif ? Je ne comprends pas bien. Pour moi, les pères fondateurs sont précisément ceux que vous avez cités plus haut à savoir Rousseau et Montesquieu, (c’est en tout cas ceux que l’on enseigne dans nos écoles) et je ne crois pas savoir qu’ils étaient opposés à la démocratie, si ?

- " 

Et vous ne dites rien sur les autres sources que je vous ai mises"


---> Vous voulez parler sans doute de Mediapart (très engagé à droite comme chacun sait) et de Dupuis-Deri (très à droite lui aussi) smiley


"L’utopie découle d’une construction théorique. C’est elle qui va donner l’impulsion pour se lancer dans l’action politique. Mais une fois que cette utopie se confronte au réel, c’est au contraire elle qui se subordonne au principe de réalité : faire ce que l’on peut faire comme on peut le faire avec les moyens dont on dispose, dans les circonstances dans lesquelles on se trouve."


---> Je vous assure que cette phrase est totalement paradoxale puisque vous admettez d’une part que l’utopie précède l’action politique et lui ’donne même son impulsion’, ce qui signifie qu’elle constitue le but final de toute action politique (ou bien si ce n’est pas le fond de votre pensée, il faut vous exprimer autrement) mais que c’est elle qui se subordonne au principe de réalité ! Une utopie subordonnée à l’action politique, par définition, n’a aucune raison d’être.

En fait, je crois comprendre ce que vous voulez dire : pour concrétiser une utopie, il faut que sa mise en forme s’appuie des principes de réalité ! C’est bien cela ? Mais ça ne change rien au fait que c’est l’utopie qui constitue le but ultime de l’action politique !


"Et vous pensez qu’il n’existe pas de mysticisme marchand et purement matérialiste ? Vous pouvez considérer que ce mysticisme est mauvais, c’est votre droit mais cela reste un mysticisme, une utopie et un idéal."


---> Tout dépend de ce que vous appelez "mysticisme" mais pour moi, il s’agit d’une verticalité ou d’une transcendance ! Le mysticisme des nations plaçait la foi en Dieu au-dessus de l’intérêt particulier des individus. Ce que vous appelez le "mysticisme marchand" est d’ordre "horizontal" puisque s’appuyant sur l’individualisme et le règne de l’individu-roi. Vous voyez bien que cela n’a rien à voir



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