Si vous arrivez à me prouver qu’un athée ne peut pas faire quelque chose
de bon que seul un croyant peut faire, parce que sa foi le lui dicte,
alors je veux bien devenir croyant. Dinesh D’Souza lui avait très
simplement répondu : Jésus nous dit "aimez vos ennemis", ce qui est
contraire à la loi de l’évolution. Pardonner à ses ennemis est pourtant
essentiel pour casser le cycle de la violence et toutes ses conséquences
néfastes. C’est donc un bien auquel les athées ne peuvent prétendre.
Le principe de coopération réciprocité pardon appliqué "mécaniquement" rejoint cette phrase sans passer par la religion ou par Dieu,
http://fr.wikipedia.org/wiki/Coop%C3%A9ration-r%C3%A9ciprocit%C3%A9-pardon
C’est une extension de l’éthique réciproque qui est une base commune a beaucoup de religions.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89thique_de_r%C3%A9ciprocit%C3%A9
Et d’ailleurs ce principe s’observe aussi chez les animaux, la coopération s’engage entre les individus quand ils en retirent tous un "profit énergétique". C’est à dire que coopérer permet de plus se "branler les couilles" en partageant les tâches que de vivre en autarcie. La fraternité est induite par ce principe.
Le tord de la pensée religieuse, c’est d’écarter les contingences et les
instincts du monde matériel en les niant pour arriver à un idéal théorique
intenable.
Le tord de la pensée matérialiste, c’est d’écarter le sentiment de spiritualité qui est en chacun de nous en le niant.
Même si des savants religieux au bout de dizaines d’années de prière/méditation dans une retraite ont eu des révélations, elles sont révélées par le prisme déformant de nos capacités limités de notre petite boîte crânienne qui ne peut contenir """L’Univers""", toutes les religions sont fausses/des reflets déformés d’une "vérité" (si Dieu est une réalité omnipotente/omnisciente).
Et chaque fois on oublie la moitié de la planète et une grande partie de notre histoire (hindouisme/bouddhisme/polythéisme/animisme/chamanisme,...) quand on parle de "Dieu" (qui reste une figure paternaliste représentant/récupéré par un pouvoir temporel paternaliste, quoiqu’on en dise).
Il n’y a pas de supériorité intrinsèque de la religion sur le matériel et vice-versa.
L’équilibre est entre matérialisme et spiritualité, si on ne choisit qu’une seule voie suivie de manière exclusive, ça mène à la domination des masses par endormissement (chaque fois ce sont des dogmes inaltérables/pensée unique pour que le pouvoir en place ne soit pas remis en cause) et dans le mur (notre environnement change et évolue, quelques soient les idées de chacun)
Les idées ne sont pas plus immortelles que les êtres vivants, et les
religions telles que nous les connaissons finiront par disparaître
(monothéisme 5000 ans, homo sapiens 200.000 ans).
Si la terre disparaît/devient inhabitable et que l’espèce humaine migre dans la galaxie dans un futur lointain (malheureusement, je crois plutôt à un "auto darwin awards" par notre connerie), est-ce que les religions "fabriquées sur terre" auront encore un sens ?
Comme je penche maintenant du côté de l’apathéisme car je n’aurais jamais de réponse, une petite anecdote sur Laplace pour terminer :
" Comme le citoyen Laplace présentait au général Bonaparte la première édition de son Exposition du Système du monde,
le général lui dit : " Newton a parlé de Dieu dans son livre. J’ai déjà
parcouru le vôtre et je n’y ai pas trouvé ce nom une seule fois ". À quoi
Laplace aurait répondu : " Citoyen premier Consul, je n’ai pas eu
besoin de cette hypothèse. "