@Qaspard Delanuit
Salut Qaspard. Heureux du retour de micnet parmi nous, je repointe vite fait le bout de mon nez pour vous répondre, à l’un comme à l’autre.
Si je comprends bien sa distinction entre "universel" et "universaliste", je suis d’accord avec lui. Le cas échéant, voici ce que j’en dirais : il y a des choses en ce bas monde qui sont valables de tout temps et en tout lieu. Ces choses sont le fruit de la nature qui ne "connaît" ni cultures, ni morales, ni frontières. De surcroît, la nature nous affuble d’un potentiel, d’un libre arbitre, nécessairement et proprement culturel. Le culturel, lui, ne peut pas se dire universel. Lorsqu’une culture laisse entendre qu’elle s’est saisie d’un article universel et qu’elle entend en faire profiter tout le monde, c’est toujours très louche : elle est devenue universaliste. Mais ceci ne remet pas en cause le fait qu’il y ait réellement de l’universel dont la quête est ardue !
Si universel il y a, il ne peut être que naturel. Mais la nature ne prescrit rien, ou pas grand-chose. Elle est normative. c’est-à-dire qu’elle est porteuse de normes et se fout de savoir si on les respecte ou pas, à nos risques et périls. Une culture universaliste, elle, tient à ce que l’"universel" dont elle s’affuble soit respecté à la lettre : pour se faire, elle ne peut pas se contenter d’être normative, elle devient prescriptive, ce qui est dangereux.
Au-delà de ça, ce débat témoigne de l’importance du distinguo entre le naturel et le culturel, sujet dont nous parlions vous et moi il y a encore quelques semaines.
EG