@Qaspard Delanuit
En ce qui me concerne (et j’imagine que c’est la même chose pour MaQ), sachez que je ne refuse pas non plus la complexité de cette question mais cette complexité, je la situe à un autre niveau car il s’agit, je pense, d’un vrai problème d’ordre philosophique. Vous allez sans doute penser que je suis obsédé par cette question (ce qui est peut-être vrai) mais elle me paraît centrale : en réalité, ces questions liées à l’avortement s’inscrivent dans la droite ligne de cette société moderne qui promeut "l’individu-roi" et qui place les "libertés individuelles" AU-DESSUS de l’intérêt général ! Ainsi, la liberté pour une femme de disposer de son corps comme elle l’entend, y compris pour ôter la vie à un organisme qui, POTENTIELLEMENT, pourrait être un individu à part entière, pose clairement la question de la primauté des libertés individuelles ! Sont-elles à placer au-dessus de tout le reste ? Personnellement, je ne le pense pas. Je pense Qaspard que, malgré nos desaccords, vous posez bien le problème qui est celui, d’une part des femmes faisant face à une grossesse non désirée (en partant du principe qu’il ne s’agisse pas de simples caprices, bien évidemment) et je veux bien croire qu’ il y a la une réelle souffrance et d’autre part de la vie que l’on ôte deliberement à un organisme potentiellement déjà individu. Pour moi, la balance penche du côté du droit à la vie (et en disant cela, croyez bien que je ne cherche pas à verser dans l’émotionnel).
Enfin, pour revenir plus dans le concret, ma question est sans doute naïve mais s’agissant d’une grossesse non désirée, il n’y aurait pas des solutions plus simples que l’avortement, comme par exemple l’adoption ? Il doit bien exister des possibilités juridiques à ce niveau, non ?