@tous
Je constate que le nombre de commentaires ne faiblit pas et m’en félicite. Je trouve que l’échange dialectique que nous offrent MaQiavel et Gollum est passionnant et je dois dire que je me reconnais un peu dans les 2 approches. Je dois dire aussi que je me retrouve dans les commentaires de Rounga et d’ Éric qui constituent, en quelque sorte, la synthèse de cette dialectique. J’ai, à mon tour, quelques remarques :
1 - Lorsque MaQ nous explique que la science n’est qu’un outil méthodologique et non une idéologie, il a parfaitement raison EN THÉORIE. Mais en pratique, on s’aperçoit c’est beaucoup plus compliqué si l’on contextualise (ce qu’il faudrait d’ailleurs toujours faire) l’histoire de la science dite "moderne" qui s’est progressivement développée à partir du XVIIe siècle avec Descartes, Bacon (l’un des précurseurs de la "méthode expérimentale") et surtout Isaac Newton dont les découvertes sur les lois de la gravitation firent autorité en mécanique jusqu’ à l’avènement de la fameuse mécanique quantique. A tel point que l’on parle de " mécanique newtonienne" lorsque l’on evoque la mécanique classique.
Or donc, si l’on se penche sur le contexte historique dans lequel la science moderne est née et à évolué, on s’aperçoit que son autorité s’est accrue de manière inversement proportionnelle à l’influence que la religion chrétienne exerçait au-niveau de la sphère publique. Ainsi la science moderne, c’est un fait historique, s’inscrit dans un contexte où la vision matérialiste prédominait et où la "dechristianisation" était en marche. Ceci étant dit, encore une fois, cela ne retire rien à son apport, que j’estime pour ma part indispensable, mais on ne peut pas non plus nier l’idéologie dominante qui predominait lors de son avènement. J’ajoute que vouloir absolument decorreler le "scientisme" de la science me semble relever du même argumentaire que ceux qui prétendent que "l’extrémisme religieux" n’a rien à voir avec la religion...
2 - Ce qui est intéressant avec la mécanique quantique, et pour répondre à ffi, c’est qu’il s’agit bel et bien d’une science à part entière, basée sur la méthode expérimentale (il suffit de se pencher en détails sur les travaux de Planck, Bohr, Heisenberg,... tous imprégnés d’une approche classique des sciences et ayant tous recommences plusieurs fois leurs expériences). Et bien c’est donc grâce à cette science que l’on a pu établir que LA science en général ne pourrait pas tout connaître ce qui, je le redis, n’allait pas de soi pour la très grande majorité des scientifiques d’alors. La science moderne, comme le rappelle d’ailleurs MaQ plus haut, est compétente pour étudier ’ la matière’ et non pas tout ce qui relève de l’esprit. Or le domaine d’application de la mécanique quantique concerne les particules subatomiques, c’est à dire ce qui touche à la "racine" même du matériel. On se trouve donc à la frontière entre le domaine du matériel et du spirituel !