@ffi
je dis que la lumière est une onde d’électrisation et de magnétisation
dans toute matière, que l’ensemble des électrons peut être conçu comme
un fluide, que ce fluide remplit tout l’espace et qu’il est lui-même le
siège de fluctuations lumineuses, d’où son aspect ondulatoire dans
certaines situations.
Sauf que, premièrement ça ne veut pas dire grand chose, deuxièmement ce n’est prouvé que par des analogies au petit bonheur (on trouve une ou deux propriétés communes aux fluides et aux électrons=>les électrons sont des fluides, absence complète de rigueur, laquelle exigerait de vérifier que l’analogie avec les fluides est vérifiée en tout point (viscosité, propriétés statiques, cinétiques et dynamiques des fluides, etc)), troisièmement rien ne nous dit que cette ébauche de théorie nous permette de mieux décrire le réel que la mécanique quantique.
Ensuite, ces gesticulations imprécises (je maintiens) cachent mal que :
-vous ne prouvez toujours pas que le quantum est une transformée de Fourier
-vous ne répondez pas sur le fait que l’expérience avec détecteurs montre bien une distribution des impacts attribuables à des corpuscules, et non une figure de diffraction
-vous n’avez pas non plus répondu sur le fait que la présence de détecteurs devrait, selon vos dires, annuler les interférences lorsqu’on projette la lumière de manière continue et non quantum par quantum
En définitive, toutes vos tentatives pour invalider l’expérience de Young et nier qu’elle met bien en évidence deux caractères différents de la même matière ont été vaines. Quant à moi, je me contente de remarquer ce que l’expérience montre, à savoir ces deux caractères différents.
On passe ensuite au gros morceau :
Dire des choses les plus précises possibles, c’est maximiser le
risque d’erreur : Heureusement, en science, l’expérimentation est
réalisée de manière contrôlée, donc une erreur est sans gravité, au
contraire même, elle fait avancer la réflexion.
Mais ce n’est pas une règle pour la vie pratique : dans la vie
pratique, il faut minimiser les erreurs, car elles sont irréversibles et
leurs effets graves : les réflexions gagnent à être moins précises,
plus floues, pour embrasser plus de situations d’un coup. C’est pourquoi
le paradoxe est roi au royaume de la religion.
J’ai vraiment du mal à saisir la cohérence du propos. Qu’est-ce que c’est cette histoire de "minimiser le risque d’erreur" ? Une réflexion peu précise, floue, tendrait selon vous à minimiser ce risque. Il me semble que vous confondez le général avec l’imprécision.
C’est pourquoi, je vous dis, vous avez la tête à l’envers. Le
paradoxe n’est pas désirable dans les prémisses d’une théorie.
Je n’ai pas dit que le paradoxe était désirable.
Comment
la réfuteriez-vous, sinon ?
En proposant une expérience qui donne des résultats non prévus par cette théorie.
Il suffirait d’intégrer tous les paradoxes
que l’on découvre au fur et à mesure dans la théorie et celle-ci ne
serait jamais réfutable ! L’ennui, c’est que la théorie, si elle aurait
en effet raison sur tout, serait tellement confuse qu’on ne pourrait
rien en tirer de précis. J’ai, pour ma part, déjà un terme pour contenir
tous les paradoxes. Il tient en un mot et 4 lettres : Dieu. Pourquoi la
lumière ? Parce que Dieu. Pourquoi l’électron ? Parce que Dieu.
Pourquoi le monde ? Parce que Dieu. Pourquoi l’homme ? Parce que Dieu...
Je ne vois décidément pas où vous voulez en venir.