@ffi
Et alors ? Oui, j’ai dit "Le quanta, c’est une donnée spectrale. C’est-à-dire que celarésulte de la transformation de Fourier d’un signal lumineux.".
Mais "ce quantum qui est une donnée spectrale qui résulte de la transformation de Fourier d’un signal lumineux", ne signifie pas "ce quantum est une transformation de Fourier". Vous mélangez le verbe de la première phrase avec le complément d’objet de la seconde...
Dans le jargon de ceux qui utilisent quotidiennement la transformation de Fourier, "la transformée de Fourier" désigne la fonction qui résulte de l’opération "transformation de Fourier". Mais même si vous me contestez cet abus de langage (bien courant), il n’en reste pas moins que vous n’avez toujours pas prouvé la phrase : "Le quanta, c’est une donnée spectrale. C’est-à-dire que cela résulte de la transformation de Fourier d’un signal lumineux.".
Un flux corpusculaire n’est pas caractérisé par une distribution de ses impacts. Un corpuscule est caractérisé par ce fait qu’il occupe à titre exclusif une portion de l’espace, c’est-à-dire que des corps s’entrechoquent (avec conservation de la quantité de mouvement en cas de choc élastique).
Or, l’expérience que vous rapportez ne permet pas d’attribuer aux points lumineuxcette caractéristique d’occupation de l’espace à titre exclusif.
Donc cette expérience ne caractérise nullement des corpuscules.
Le problème, c’est que, à l’échelle où nous parlons, il est quasiment impossible de vérifier directement la "corpuscularité" d’une particule, mais on ne peut que le vérifier de manière indirecte (même à notre échelle, je doute qu’il en aille autrement). L’expérience de Young, quoi qu’il en soit, prouve que les photons (ou les électrons) ont, dans certaines conditions, un comportement non-ondulatoire, et, qui plus est impactent un écran selon une distribution qui correspond à celle qu’on aurait si on projetait des corpuscules. Ça fait quand même beaucoup d’indices, d’autant plus si on ajoute à cela le fait que la nature corpusculaire des particules est également observée dans les accélérateurs de particules ou les détecteurs de neutrinos. En effet, dans ces cas-là, c’est bien un choc qui est observé.