Et je ne parle pas du potentiel danger que ses propos peuvent avoir en
répercution sur des gens jeunes, non cultivés, qui ne comprennent pas le quart
de ce que Soral dit car ils n’ont ni les expériences ou recul nécessaires pour le faire, mais ne retiennent que ses effets de manche punk, presque
ruraux avec une nostalgie d’espéré mondain parisien rejeté dans la voix, cet écho
fantômatique d’une France de jadis qui ressort comme un appel désespéré de
Soral pour faire revivre cette France que nous avons aimée, que nous avons
connue et qui était si belle il y a 40 ans et plus, défigurée par une évolution
électronique trop rapide pour les horloges biologiques, aux flux migratoires
accentués et amplifiés par la domination du rendement immédiat et du dieu
pognon, juifs, muzz, bouddhistes ou cathos, riches et pauvres, chinois ou africains, moches et
beaux, petits et grands, minces et gros, blancs, jaunes, noirs, marrons, rouges,
verts, kif kif bourricot sous la bagnière du saint Mamon... C’est ça, ce qu’on
peut appeler le "système" ou la "matrice"
Mais si Soral peut être brillant, ni lui, ni Dieudonné ne sont les Néo de demain,
personne n’a demandé à Soral de prendre une mission messianique ni de vouloir
faire asseoir Jésus à sa droite dans sa modestie légendaire, il se prend ou veut faire croire pour/en quelqu’un qu’il n’est pas et ne sera jamais sauf dans ses rêves de frustré pressé d’accomplir un destin qu’il s’est donné pour avoir la sensation d’exister et grapiller un peu de cette reconnaissance après laquelle il a couru toute sa vie, à chacun de décider si il veut suivre ou non un "père" de substitution de cet accabi, le libre arbitre est en chacun de nous...