Le risque avec nos élites médiatiques,
s’entend qui sont devenues un bon coup pour les médias, c’est qu’à force d’être
sollicitées pour donner leur avis sur tout et n’importe quoi, elles finissent
par dériver sur des données géo-politiques dont elles ne maîtrisent ni les tenants
ni les aboutissants.
Nos penseurs finissent par s’écouter ronronner et baignent souvent dans le jus de leur sottise.
On peut considérer qu’il y a déclin de
l’Occident et, ma foi ! l’opinion se défend mais il faut une fameuse loupe pour
discerner un réveil de l’Islam arabo-maghrébin ( puisqu’en fait c’est de cela
que parle Onfray) alors que c’est au contraire un grand sommeil - bien plus profond que
l’éclipse qu’il a connue depuis son âge d’or - qui le menace.
Car il y a des pays musulmans qui s’en
sortent plutôt bien au niveau économique comme la Malaisie et l’Indonésie, ce
qui confirme en tout cas que la gouvernance moderne et les taux de croissance à
deux chiffres sont compatibles avec l’Islam.
Ainsi prendre
Daech comme exemple de la vitalité de l’Islam, c’est comme voir dans le cancer
un signe de bonne santé.
Certes le crabe a besoin d’un corps sain pour
s’éveiller et prospérer, on n’a jamais vu de cancer attaquer un cadavre mais il
est surtout le symptôme d’un affaiblissement progressif de l’organisme.
A qui va-t-on faire croire qu’il faudrait des décennies pour être débarrassé
d’une bande de pouilleux analphabètes ?
Sauf si l’on veut
faire traîner les choses en longueur.
Le Moyen-Orient
compliqué est le théâtre privilégié de parties de billard à trois bandes.
Concernant Daech,
la seule question à se poser est de savoir à qui profitent indirectement les
activités de ces fanatiques.
On a une connaissance approximative des réseaux de financement, on se perd en
conjectures sur le pourquoi et on ne sait toujours pas qui manipule les
marionnettes.
L’argent vient des
pays du golfe mais pour servir quels intérêts ?
On notera en tout
cas qu’il y a une excroissance étrangère ( bien qu’elle se sente chez elle
comme partout où elle se pose ) dans la région qui se frotte les mains de la
déstabilisation des pays qui l’environnent : un calcul de Gribouille sur le
long terme mais l’horizon est là-bas strictement électoral.
Est-ce que les
forces armées dites occidentales sont devenues à ce point dérisoires qu’elles
sont incapables de réduire au néant qui est leur futur les soi-disant combattants de Dieu ou ne veulent-elles pas s’impliquer, outre mesure mais juste ce qu’il faut, pour ne pas se priver d’un
confortable abcès de fixation qui maintient toute la région dans une situation
de chaos profitable ?