@Ozi
Je vous rejoins sur le fond. Je préfère parler pour ma part de conscience universelle. Car le postulat d’homme universel, ou d’humanité unifiée, ressemble fort aux ergoteries de certains courants désignés sous le vocable de "mondialisme", fantasmant sur un métissage généralisé et déracinant. Pour autant, tenir le discours inverse, soit la réaffirmation de différentes cultures et races sans la prise de conscience d’une véritable interconnexion généralisée est une impasse. En vérité, le débat actuel et majoritaire voit s’affronter ces deux camps dans une relation dialectique : les mondialistes, à la sauce attalienne par exemple, proclament en vertu de la mondialisation l’avènement de cet homme universel, tandis que de nombreux courants souverainistes et identitaires exhortent à une sorte de repli, faisant fi des réalités contemporaines.
Sortir de cette impasse, c’est être alter-mondialiste : un internationalisme bien compris, celui d’états-nations affirmant leur spécificité, en s’agrégeant à une échelle supérieure afin de résoudre les grands problèmes de ce siècle, ce qui implique nécessairement une perte de souveraineté propre, mais que l’on retrouve à un échelon politique supérieur, à condition que l’on ait une possibilité de contrôle sur celui-ci, ce qui est formellement exclue au sein de l’UE.