@berphi
Je vois que les faux Q s’adonnent à
cœur joie dans l’enculage de mouche...
Il y a des questions assez délicates
qui se posent à la justice (internationale ou nationale), je me
souviens que la cour de cassation refusait de qualifiait de viol
l’introduction d’un objet dans la partie génitale de la victime.
Elle donnait une définition très restrictive au viol lequel
s’agissait de la pénétration stricto sensu dans le cas d’un rapport
sexuel forcé entre un homme et une femme). Des cas de viol d’homme (par un
objet comme un manche à balais dans l’anus), la cour de cassation ne retenait
jamais la qualification de viol. Ce n’est pas une question abstraite
ou saugrenue, et on voyait des cas de viols manifestement dégradants
qui profanaient l’intégrité physique des victimes, et le coupable
(ou les coupables) échappait aux assises en ne retenant pas la
qualification de viol, se voyant ainsi condamné à une peine
correctionnelle au lieu d’une peine criminelle... la différence est
énorme aussi bien pour la victime et le parquet que pour le
coupable... mais finalement, elle a revu sa position, et toute
pénétration (vagin, anus) de quelque nature que ce soit est maintenant
considérée comme viol...
un cas typique des casuistiques
juridiques qui ont parfois des conséquences juridiques phénoménales
et pour la victime et pour le coupable, et ceci est valable aussi
dans le droit civil (et qui peuvent prendre des années de discussion)....
j’en connais un rayon de ce genre de
casuistique...
Cette histoire de « combattant »
(accolé à la morale ou pas ne change rien à la tartuferie )
n’a aucune raison d’être sauf à donner une aura à des
psychopathes ou viser un objectif politique. Sinon c’est de l’enculage de mouche et
rien d’autre.
Que le droit de la guerre soit respecté
ou non n’est en aucune manière un argument pour décerner à des
psychopathes terroristes le terme de combattant. C’est le genre de pierre d’achoppement qui dépassent tout le monde, et n’est soulevé que pour des raisons
politiques quand il faut trouver une solution
politique pour résorber un conflit (donc l’enjeu dépasse le
narcissisme de quelques individus en mal de reconnaissance), les
rapports de force et le nombre de gens impliqués dans le conflit
exigeant un règlement politique (entre autres
l’amnistie générale, reconnaissance de l’autre partie comme
interlocuteur par exemple, signature d’accords etc ), donc tout
devient faisable parce que c’est conventionnel, et ainsi des criminels de guerre, ou des criminels tout court, deviennent des combattants armés légitimes à s’assoir à une table de négociations et représenter des gens rien que par la toute puissance de la force armée et des conspirations..
les gens de daech et les types qui ont
assassiné froidement des civils enfermés dans une salle de
spectacle sont des assassins face à des civils pris par surprise et
je ne vois pas par quelle magie ils se transformeraient soudainement
en combattants dès que les forces de l’ordre interviennent, comme si
l’on devait les qualifier d’assassins à l’instant t, pour que
tout de suite après à l’instant t + 2h (le temps pour que les
forces de l’ordre interviennent) ils se transformeraient en
« combattants » (abstraction faite de la moral de leur
kose et de leurs chimères), on est décidément en plein délire....
encore un qui n’arrive pas à sortir de l’enfance, et nous rejoue les
mangas japonais et les héros transformés en plein « combat »,
il suffit de suivre ses contorsions intellectuelles pour réaliser
que s’il y a quelqu’un qui fantasme et hors réalité c’est bien le
faux Q...
le fait que les terroristes soient morts simplifie
la tâche aux enculeurs de mouche... mais imaginez s’il y a eu des
arrestations... devront-nous les juger comme des criminels de droit
commun ou comme des combattants (politiques) (j’avais déjà soulevé la difficulté en 2011 quand j’ai émis l’hypothèse de voir en France ce qui se passait en Syrie) ? La question n’est pas stupide
ni anodine, il ne suffit pas de les qualifier de combattant, on peut
tout aussi les qualifier de « pets », parce que la
qualification n’a d’importance que parce qu’elle débouche sur
quelque chose de concret. En Syrie, les Etats pourvoyeurs de
terrorisme, qui ont saccagé le territoire syrien et mis sur le
chemin de l’exode des millions de personnes, ces Etats pourveurs de terrorisme parlent de combattants, l’objectif en est de leur donner un statut international et national,
une légitimité, une représentativité... les mots et les
qualificatifs ne sont pas neutres, et derrière le prosélytisme de
qualifier des assassins de combattants il y a forcément un objectif politique (avant même que la question ne soit d’ordre juridique)
Mais il y a aussi une autre
interprétation, le faux Q se voit dépasser par son bavardage, comme
tous les crétins qui se sont voués corps et âmes à daech sans
même soupçonner un instant que le phénomène dépasse leur petite
vie de klebar...