@ Tous :
Je vais ajouter un petit témoignage perso sur cette histoire de "races".
Je suis d’origine bretonne, je connais mon arbre généalogique et le sang est assez homogène dans ma famille. Pas par par choix délibéré, par un accident de l’histoire.
Je me suis marié à une jeune femme dont le père est arabe (berbère plus exactement). Lorsque nous avons eu notre premier fils, on a dû faire des tests pour la mucoviscidose, et on a découvert à cette occasion que j’étais porteur sain. Le médecin que l’on a eu en face de nous nous a alors dit que la Bretagne était un foyer génétique majeur pour cette maladie. Et pour d’autres également (problème de hanches en particulier). Dans d’autres régions, il y aura d’autres tares, etc.
Mais le même médecin nous a dit que les risques étaient en quelque sorte compensés génétiquement par l’apport de la mère car c’est une maladie absente du génotype nord-africain (je vous la fais courte). Ça c’est une première chose.
Deuxième chose : notre deuxième fils est porteur, lui, d’une tâche bleutée en bas du dos, au-dessus des fesses et, si j’en crois ce que j’ai pu lire sur Internet, c’est typique d’un cas de métissage. Autrement dit il s’est bel et bien passé quelque chose lors de sa conception, si vous voyez ce que je veux dire. Une "hybridation" s’est opérée. Mais pour qu’il y ait métissage, il faut qu’il y ait des choses à métisser. En d’autres termes, il faut pouvoir constater une différence de patrimoine génétique selon des groupes au départ homogènes au sein d’une même espèce dans laquelle joue l’interfécondité entre les groupes. Ces groupes originels, appelés à disparaître avec la globalisation initiée par l’Occident à l’âge moderne, on peut les appeler "variétés", on peut les appeler "sous-espèces", mais on peut aussi les appeler... "races".
Encore une chose que je voulais ajouter (et tout ceci aurait bien fait, je m’en rends compte, l’objet d’une vidéo à soi seul) : quand Yoananda dit, en gros, qu’il lui semble mauvais de forcer la promiscuité entre races, d’une part je pense en effet qu’il n’est jamais bon de "forcer" ce qui est naturel (que ce qui doit advenir advienne néanmoins), d’autre part je pense que Yoananda a alors en vue, non pas un patrimoine génétique, mais... une tradition se rattachant à un peuple originaire d’un certain coin du monde. C’est une différence considérable entre le véritable racisme initié par l’Occident scientiste au XIXe siècle, et le souci de préserver l’identité des cultures sur la planète. J’en déduis une fois de plus qu’il est fondamental de distinguer entre le donné naturel et les constructions culturelles différenciées.