bonjour J Robin
merci pour ces minutes anti libre arbitre. il est
très juste que nous vivons dans cette illusion. elle est nécessaire a
notre existence et nous permet de croire la où le bas blesse c’est quand
dans l’ignorance de la totalité des évènements qui forgent nos
décisions et nos choix nous en sommes tenus responsables, non comme
acteurs des actions que nous avons exécuté mais comme si les autres
n’étaient en rien partie prenante des choix que nous effectuons.
j’ai développé tout cela il y a déjà longtemps dans mon essai. Rémunérer les hommes pour apprendre"
je vous copie un passage :
Je dis « qui devraient », car nous n’avons pas une
propension naturelle à aller nous instruire et nous nous imposons d’apprendre.
Ceci, même si chacun d’entre nous est conscient de l’importance de
l’instruction, voire parfois intolérant vis à vis de ceux qui reconnus comme
possédant le savoir, se trompent. C’est à dire que nous ne concevons plus
l’erreur comme partie intégrante de notre existence, comme corollaire de la
non-existence du zéro défaut, et comme probabilité certaine d’un événement qui
se produira du fait même de toute l’activité culturelle que nous avons
développée, comme causalité, comme occurrence.
Une approche qui nous a fait définir des systèmes punitifs
personnifiés, qui pousse à cacher l’erreur et en génère d’autres. C’est parce
que nous confondons la responsabilité « d’acteur », auteur d’une erreur, et
les occurrences de cette erreur qui émanent des auteurs de « l’événement
culturel sociétal » incluant l’acteur, occurrences que nous transposons en
totalité sur l’acteur. En effet, nous ne pouvons pas sanctionner « La Société culturelle »
pour la part qui est la sienne au travers de l’appris qu’elle véhicule, dans
une existence où le libre arbitre n’existe pas, sauf pour ceux qui considèrent
disposer de la Vérité.
Pourtant, réduire les erreurs et ses occurrences dépendent
aussi de la quantité de la connaissance et du savoir accumulé. Et bien des
erreurs commises durant l’apprentissage familial ou scolaire pourraient être
rattrapées ou corrigées.
Pour arriver à cela, nous n’avons pas légitimé le
développement permanent organisé de la connaissance individuelle destinée à chacun
tout au long de son l’existence, comme une partie intégrante et intégrale de
l’événement culturel humain.
… parce que l’adulte est ostentatoire…
En dehors du processus professionnel, la diffusion des
connaissances, du savoir, des informations demeure comme je l’ai déjà dit, un
« marché » (bien que je trouve ce mot mal approprié).
Aussi, plus généralement, acquérir l’habitude d’aller
régulièrement dans un centre d’enseignement pour adulte, c’est déjà s’accepter
soi-même dans une position dévalorisante en constatant ses insuffisances. Cela
alors que nous utilisons toutes les situations de l’existence pour nous
valoriser, dans des confrontations permanentes, faisant parfois étalage de pseudo savoir, et surtout
en dévalorisant « autrui ».
Ceci parce que nous sommes poussés à correspondre aux images
de marque imposées par les autres, de nous couler dans un ordre qui ouvre ses
portes aux meilleurs compétiteurs. Parce que nous n’avons de valeur qu’aux yeux
des autres, et nous en oublions de cultiver la nôtre, celle qui nous est
unique. Qui nous est unique, parce que c’est celle de notre vie unique dans la
vie des autres, au milieu de milliards d’informations à traiter par notre
intelligence et nos sens. Non pas pour cultiver la diversité là où nous avons
des goûts communs, mais pour être nous-mêmes, même si nous avons des chances de
ressembler à d’autres. En cela parfois il est plus intelligent de dire « je ne
sais pas » que d’être son propre ennemi pour paraître l’ami ou l’ennemi d’un autre, ce que nous reprochera,
de toutes les façons, notre miroir conscient (notion de mal) ou inconscient
(mal être).
Ainsi, dans une société
où choisir le meilleur exclut l’autre, une pratique sélective d’efficacité est
devenue aussi une source de paraître ostentatoire, cause de nombreux maux..
cordialement. http://ddacoudre.over-blog.com/55c7d999-e91f.html.