@Norman Bates
Mon ton parfois un brin provocateur conduit à ce que certains se méprennent sur moi. Je n’ai jamais dit qu’il fallait se fier sans réfléchir aux grands médias. D’ailleurs, pour moi, tout a aussi un peu commencé par le 11/9. Avec beaucoup de questions dérangeantes pendant de nombreuses années. Une grande incertitude. Un large rejet de la VO. Normal : mon éducation s’était faite avec Loose Change, puis une dizaine d’autres films du même genre. Et ReOpen911, et d’autres choses. Je ne dis pas aujourd’hui qu’il faut gober la VO. Mais j’ai fini par me rendre compte que j’avais omis pendant longtemps la moitié du boulot : aller consulter les sites de debunking américains, plus pointus sur ce sujet que la simple presse. Ces sites avaient apporté certaines réponses que j’ignorais jusqu’alors. Peut-être pas toutes les réponses, mais un certain nombre. Et, même lorsqu’il n’y a pas de réponse claire, on trouve des éclairages que les seuls sites orientés vers la thèse du complot US ne donnent pas. Je regrette simplement que, comme Hieronymus, beaucoup de "truthers" n’aient jamais la patience qu’on examine tranquillement chacun de leurs arguments. Non pas pour les ridiculiser, mais pour tenter de progresser ensemble vers ce qui est censé nous intéresser : la vérité. Je constate que, malgré les possibilités de dialogue continu qu’offre Internet, ces échanges constructifs (sur un sujet sensible) sont impossibles. Par manque de patience. Par peur de devoir faire des concessions, de devoir reconnaître une erreur. Parce qu’on est déjà sûr d’avoir raison (on a tous une dizaine d’années de web alternatif derrière nous... alors forcément on sait, on a fait les recherches). Et ainsi, tout contradicteur est perçu comme un ennemi. Voyez comment Mao me perçoit : je suis dans son esprit tordu un agent à la solde du Système... car je ne dis pas amen au consensus ambiant sur ce site, parce que je me fais l’avocat du diable en quelque sorte. Il faudrait plutôt dire merci à l’avocat du diable, il me semble, lui seul vient ébranler le confort mortifère des certitudes... 