@maQiavel
Ce qui s’est passé avec le CNR et les trente glorieuses, c’est que la gauche s’est imposée dans les esprits comme synonyme de « progrès social ». Mais quand on étudie l’histoire de ce clivage, on se rend compte que cette période n’est qu’une parenthèse. Lorsque la parenthèse sociale s’est fermée et que la gauche a embrayé sur le sociétal, beaucoup de gens se sont sentis trahis. Mais en réalité la gauche ne s’est pas trahit pas car elle reste synonyme de progrès (sauf qu’il est sociétal maintenant).
Alors on n’a pas le même regard sur la gauche. Il ne me semble pas (ou cela ne m’intéresse pas), que la lecture droite/gauche ne se lise qu’avec un curseur c’est ancien/c’est nouveau. Sur ce curseur, j’ai atteint ma date de péremption : si l’art moderne est de gauche avec le plug anal géant, la vie sociale est de gauche avec le LGBT+, alors je ne suis pas de gauche.
Mais cette gauche là est une entourloupe, pour moi. Le socle social est préalable à celui sociétal. C’est comme en droit du travail : ce serait dire qu’on supprime le droit du travail, parce que c’est ringard, ce qui est moderne est le droit des conventions d’entreprise. C’est de la gauche bonneteau, la Ferme au animaux d’Orwell. La gauche qui s’arrange avec la régression sociale et la privatisation des activités humaines en disant qu’on apporte le progrès avec le mariage pour tous.
Sinon, je n’ai pas parlé de racisme mais d’identitarisme.
Ok, il faudrait explorer alors le mot identitarisme. Je le prendrait comme sort commun et conventions sociales. Mais c’est un gros débat et je ne viens pas assez ici pour pouvoir le nourrir.