@maQiavel
Oui, j’ai lu cela. Si on réduit le curseur à sa forme la plus basique : les idées naissent à gauche et finissent à droite. Donc la gauche explore et la droite conserve.
La Révolution Française a culbuté l’ordre ancien, féodal. C’était donc bien le libéralisme qui était en capacité d’une part de débarrasser la sanctuarisation des classes anciennes, les trois ordres (au nom de l’égalité des individus) et d’autre part d’apporter cette dynamique, cette flexibilité pour faire émerger une nouvelle société et rentrer toutes les inventions techniques de la révolution industrielle. C’est d’ailleurs le courant jacobin, qui a su capitaliser au fur et à mesure les acquisitions économiques, sociales, techniques, qui a fait la spécificité de cet état français y compris d’être une pépinière de grandes entreprises. C’est aussi la forme japonaise après le seconde guerre mondiale, avec sogo sosha main dans la main avec l’état pour pénétrer le marché mondial et nourrir le jeu libéral des entreprises du marché intérieur.
Mais avec le rejet de l’ordre ancien est peut-être resté dans l’imagerie collective l’idée que l’ordre naturel est celui de l’arbitraire, celui de l’autoritarisme. Ce sont les principes (DDHC, lois de la République, principes de laïcité) qui se sont substitués à l’ordre naturel, ont effacé la prise en compte des "biotopes" sociaux. Notamment l’échelle communale, laboratoire organique des sociétés, elle même devenue survivance de l’Ancien Régime. Le libéralisme, moyen d’émancipation, étant devenu sa propre référence, son propre moyen de justification.