@maQiavel
J’ai
acté mon dernier post à votre dernier commentaire. Mais depuis, vous avez créé un
autre commentaire, donc je peux répondre à celui-ci.
Votre
zorglub, ce n’est pas la gauche, c’est le libéralisme : c’est là que vous n’y
arrivez pas.
Michéa
a posé que la philosophie du libéralisme, après deux siècles de guerres civiles
et de religions (d’idéologies) annonce un état libéral, au sens a-moral (on
pourrait dire neutre), sachant que ce sont les habitants de la cité qui définissent
leurs intérêts, leurs échanges, morale,
mœurs, et se tolèrent les uns et les autres, tacitement ou au moyen du droit. Sans
oublier le centralisme des monarchies absolues en Angleterre comme en France
qui a alimenté par contre coup le concept du droit naturel des individus
pendant ce Siècle des Lumières. Ce libéralisme
est anti-utopique, puisque l’utopie peut justement générer ces guerres de
religions/idéologies que l’Europe a connues. C’est « L’Empire du moindre
mal » titre d’un de ses ouvrages, ou de la moins mauvaise des sociétés,
comme Churchill a dit plus tard que la démocratie est le moins mauvais des
régimes.
Après,
ce libéralisme a développé ses métastases, puisque la société ne s’auto-régule
pas, tant du côté économique avec l’explosion capitaliste, que du côté sociétal
avec l’inflation des droits accordés aux groupes sociaux et minorités qui se
fractalisent et se multiplient. C’est le serpent qui se mord la queue : cette
philosophie voulant échapper à la guerre de tous contre tous, finit par la
créer elle-même.
La droite,
comme la gauche, ont des rapports ambivalents, à leur manière, avec le libéralisme.
La gauche, qui est le courant du progrès, est du côté du libéralisme du droit
et des libertés individuelles. La droite, qui est le courant de l’ordre est du
côté du libéralisme économique et de la création des richesses. Elles sont de
toute façon piégées l’une comme l’autre, puisque les deux aspects du
libéralisme sont indissociables.
Le courant de
droite a essayé de restaurer trois fois l’Ancien Régime au XIXème siècle, puis
y a renoncé après la seconde guerre mondiale.
Le courant de
gauche a vu le rétablissement d’un nouvel ordre pendant la révolution
industrielle entre les ouvriers et les bourgeois, a été tenté d’y mettre fin
avec l’expérience utopique du communisme, puis y a renoncé.
La droite et la
gauche libérales sont maintenant dissoutes entre elles. Si on admet qu’elles
existent encore, avec les aspects non libéraux :
- question de
droite : quel est l’ordre qui convient au mieux de régulation de la
société ?
- question de
gauche : quelle est la répartition des richesses la plus convenable pour
tous ?