@DJL 93VIDEO
Je ne sais pas qui a vraiment de pouvoir là-dessus. C’est un phénomène évolutif massif, sur fond d’exode rural, le passage de l’homo faber à l’homo urbain. Je suis surpris que cette modification anthropologique n’ait jamais vraiment été analysée dans les universités, pour comprendre tout ce que cela induit. Cela me surprend d’autant plus que la France des villages, et des petites villes a connu une très longue période de douceur de vivre (pas partout, évidemment et des paysans abrutis complets, ça existe aussi). Il y a eu ainsi des "absences" qui ont été des pertes irrécupérables (la perte du programme du CNR a été aussi une autre "absence"). C’était quand même de l’âme du pays. Maintenant...
Votre idée google, cela a été fait avec Sophia-Antipolis, un technopôle de recherches édifié en 1970 dans la garrigue, près d’Antibes, Alpes Maritimes. Un site qui ne recrute évidemment que des hauts diplômés. L’idée était que des candidats ciblés, habitant pour la plupart les plus grandes métropoles, pouvaient venir facilement travailler à Sophia Antipolis, attirés par le Soleil, la mer et le charme de la région méditerranéenne. Ce qui a marché à fond. Les villages environnants n’avaient pas d’industrie et auraient pu dépérir hormis la vie artificielle du tourisme. Sophia Antipolis a contribué à retisser des activités économiques dans la région.
Il y a des petites agglomérations qui dépérissent en France, alors qu’elles ont beaucoup de charme. Il y aurait possibilité d’implémenter des groupements d’activités pour les faire revivre. Mais je n’y crois guère. Durant les années 60 /70, il y avait encore une collaboration intelligente entre l’Etat et les grandes entreprises et la DATAR (aménagent du territoire) qui avait cette cette capacité d’impulsions et d’optimisme sur des projets novateurs d’espaces de vies. Je crois que cette capacité n’existe plus, aujourd’hui.
Ça viendra du bas, des gens qui voudront s’installer à la campagne et dans les villages ou petites villes et regrouperont leurs activités. C’est latent. Mais toutes les lois sont faites pour y mettre les bâtons dans les roues...