@Belenos
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(Je n’ai pas regardé votre édition du jour, je n’ai pas trop le temps).
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Les rond points devaient servir à freiner les voitures, ils ont servi
d’assemblées spontanées qui ont monté l’intelligence collective et permis de faire
l’expérience d’une fraternité. Cela a été précieux car les GJ ont pu se
reconnaître et constituer leur socle commun de valeurs à exister dans le pays.
Pour l’instant, les cabanes des rond points sont en démontage.
Le nerf de la guerre étant l’opinion publique, leur montée en puissance
dans l’opinion a été scandé par les actes 1, 2, 3, etc… Ce rythme est maintenant tombé.
Ce n’est pas à vous que je vais expliquer l’ingénierie sociale et
cogneuse, qui ne fait que commencer, pour étouffer leur visibilité, les décrédibiliser
et les démotiver. Je suis en train d’apprendre que des faux comptes se
multiplient sur les réseaux, en plus de la censure, pour cliver les messages
pro et anti GJ.
Les différents meneurs sont des petits salaires, aux emplois plus ou
moins consolidés, contrairement aux réformistes aux situations et revenus plus
confortables (Mouraud, Cauchy…), qui, bien sûr, auront plein accès aux plateaux tévés,
voire aux ministères pendant la grande consultation macronesque.Un Drouet,
conducteur salarié, pourra-t-il encore tenir un an son niveau actuel d’engagement ?
Et puis, tenez, c’est facile d’envoyer
un contrôle fiscal chez le patron pendant ce temps : des idées pour
pourrir le mouvement, c’est inépuisable à trouver.
Ce n’est pas vous qui faites le job, ni moi...
Quelques raisons qui font que j’ignore si le temps joue pour eux.
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Multiplier les ateliers constituants dans les clubs, associations ; lieux de travail… (pour
les écoles, vous rêvez…), c’est bien, mais ils ne sont aucunement fondés du
pouvoir politique. Si le mouvement perd son poids, cela va retomber et même en
multipliant par 10 les Gentils Virus, cela restera du simple militantisme. Aux
forces de l’esprit s’oppose celui du pouvoir qui va monter en fourberie et
brutalité.
La question de Troublefait n’est pas stupide : comment prendre
le pouvoir ? Et pour l’instant, vous ne répondez pas. En l’état, j’ai
envie de dire qu’il a un peu plus de plomb dans la cervelle qu’un certain
nombre de commentateurs ici.
Et si on reprend la lecture bourdieusienne, les GJ ne sont socialement
et culturellement pas programmés pour développer une ambition politique, c’était
visible chez Pujadas : a priori, cela ne va pas évoluer comme le M5S
italien. Ils ont cette logique du « chacun à sa place, nous on bosse de
notre côté, on attend que les représentants bossent du leurs ». Je ne
voudrais pas que cela finisse par les faire tourner en rond.