Vu la vidéo. A la fois agaçant et intéressant.
Aude Lancelin et Samuel Hayat, à travers les questions et explications, cherchent à savoir comment les gilets jaunes peuvent rentrer dans le mouvement de gauche.
Le débat flotte un bon moment avec ça, puis les GJ expliquent enfin qu’ils n’appartiennent pas à la gauche, qu’ils refuse ces cases, ces artifices, qui les divisent et qui nient les raisons qu’ils ont bien plus nombreuses à vouloir se rassembler et se reconnaître.
Il y a une différence de vision politique. Maxime Nicolle rappelle que la politique est une affaire de gestion de la cité (dont plus personne n’est capable puisque le pays n’a plus de souveraineté). Lui comme les autres expliquent à Hayat que la politique ne consiste pas à chercher qui est avec qui. Ils lui expliquent que la démocratie consiste à appréhender un problème qui se pose à une communauté et de recherche de la solution qui convient le mieux à l’ensemble.
Hayat ne peut pas s’empêcher de balancer sur la table le racisme, comme un poisson pas frais, rappelant qu’il faut lutter contre et sous entendant que le mouvement GJ n’est pas clair avec ça. Les GJ répondent que c’est un sujet d’importation : les guerres et l’accaparement des ressources en Afrique que le peuple n’a pas décidé, ni les immigrations qui détériorent l’économie du pays. Tant que le peuple ne décide pas, il devient le dindon de la farce et le bouc émissaire commode. Le mot peuple est d’ailleurs de plus en plus employé au fur et à mesure de l’émission, Lancelin et Hayat ne savent que dire avec ça, puisque idéologiquement déterminés pour nier cette approche.
Hayat et Ancelin, désemparés, finissent par tomber dans le mainstream BFMTV : l’un balançant la légitimé des LGBT comme celle des GJ, l’autre interpellant Frédérique Louis, à s’exprimer avec les autres invités en tant que seule femme. Elle lui répond que les autres expriment mieux ce qu’elle veut dire, raison pour laquelle elle les laisse parler. C’est le regard idéologisé contre celui pragmatique. C’est aussi le sens du mouvement des Femmes GJ : elles disent qu’elles sont féminines, pas féministes. Elles sont mères, grand mères, ont les gosses et le taf à assurer, elles sont les essentiels des familles qui deviennent de plus en plus monoparentales. Elles ont besoin des hommes comme les hommes ont besoin des femmes. A l’évidence, ce n’est pas la politique de Marlène Schiappa qui va solutionner les problèmes de fond qu’elles vivent.
En tout cas, c’est encore étrange pour moi d’entendre des propos qui semblent tout le temps les miens, que je n’entends plus à la TV depuis 30 ans. Les GJ sont conscients de cela, Teddy Lemaire rappelle plusieurs fois le besoin d’éducation populaire, de retrouver le sens des mots et des propos qui ont été évacués par les médias et les acharnements politiciens aux stratégies de pouvoirs, plutôt qu’au solutions du pays.