Pas simple.
Cela éclaircit idéologiquement, du côté des GJ, ce qu’est la mérule antifa. Reste à savoir comment l’arrêter. Un communiqué officiel contre eux va marquer un clivage, une première limite au creuset actuel qu’est le mouvement GJ.
D’autre part, les blocages en cours, semblent montrer que c’est la CGT et Sud qui ont le pouvoir de lancer une grève, via les relais dans les entreprises : les sections syndicales, CE, adhérents. Les GJ n’ont pas ça.
Pour rappel, voici la "lecture" des GJ, par l’appareil syndical CGT et où en est sa doctrine :
http://www.lacgtadp.com/2018/11/communique-de-la-cgt-sur-la-manifestation-du-17-novembre.html
La CGT rappelle ad nauseam que le mouvement GJ est d’extrême droite. Et en creux, que le monde des entreprises appartient au syndicat, il ne s’agit pas que les GJ mettent la main dessus.
La montée en force de la CGT, avec Sud et NPA risque en effet de corrompre l’esprit des GJ phagocyté par les antifas. Avec Mélenchon derrière qui fait tourner la voiture-balai "convergence des luttes", les GJ risquent d’être réduits à une simple affaire électorale selon l’adage : tout bouge pour que rien ne bouge.
Il y a peut-être une vérité qui attend les GJ : personne ne pourra les représenter et satisfaire leur manière de voir. Il n’y a qu’eux même qui pourront le faire. Si les élections européennes ne les concernent pas, celles municipales me semblent pour nécessaires. Les expériences politiques locales conviennent tout à fait à leur intelligence commune et leur permettrait d’asseoir une première légitimité.
C’est ce que le M5 étoiles a compris.