@Belenos
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Pourtant
le concept n’a que quelques années. Auparavant, on parlait de comploteurs et
c’était ça le problème !
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Merci !
C’était le mot que je cherchais désespérément. C’est celui qui était employé encore durant les années Giscard et Mitterrand. C’est comme dans la ferme aux animaux
et la charte des quatre pattes libres, qui change insidieusement, mot après
mot (ou phrase après phrase). Un animal vient relire régulièrement (le vieux cheval je crois), car il
constate que quelque chose change (difficile de lutter contre les ressentis)
mais n’arrive pas à dire quoi. Et, comme vous le soulignez, "comploteur" est un
mot qui se défie du pouvoir et qui a l’utilité vigilante contre son caractère
arbitraire, alors que "complotiste" est un mot qui se défie de ceux qui se méfient
du pouvoir. Belle révolution pour les mentalités.
Ce qui distingue
aussi des paranos qui pour raisons personnelles ont besoin de voir un complot
en tout évènement et la pensée collective folle, selon le vieux principe de la chasse aux sorcières, qui génère une paranaoïa
collective.
Pour Notre
Dame, qui occupe ces journées, "complotiste" ne distingue pas ceux qui souhaitent
une enquête non faussée et ceux qui transforment tout événement en complot. Et
d’ailleurs, ce n’est même pas une question de complot, mais de droit de justice, qui
commence par une enquête bien précédée et honnête. Avec un vice de conception,
l’enquête ne peut aller que de travers, avec le risque au bout une victime
expiatoire : ici, le postulat de l’accident, oriente l’enquête a priori vers la société d’échafaudage comme fautif.
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Je n’aime
pas non plus l’expression fake niouze, il s’agit ici de parasitisme sémantique.
Elle essentialise indifféremment une erreur dans une information, une fausse
information, une manipulation de l’information en vue de protéger son intérêt
(personnel, de groupe institutionnel ou son groupe de pensée), ou encore une
intox en vue de détériorer une vérité.