@Joe Chip
Au commentaire précédant, je répondais à vos trois premiers
arguments (en tout cas aux deux premiers), je ne vois pas de faits qui les
confirment et je vous les présente pour votre confrontation.
Vous vous contentez de commenter la forme de l’échange, en racontant
que vous avez joué à mettre en gras et autres propos vains, qui encombrent,
sans répondre sur le fond de mes contradictions soumises. Le hors sujet
permanent. Et puis des liens vers des articles, débrouillez-vous, j’ai autre
chose à faire. Pitoyable.
Ensuite c’est la tartine sur mon découpage en petits bouts,
qui changent ce que vous vouliez dire, etc…
.
Notre échange est parti de ce propos :
A mon avis l’origine du mal remonte justement à la
seconde guerre mondiale et au CNR, que De Gaulle n’appréciait pas du
tout par ailleurs, y-voyant un attelage de résistants réfractaires
refusant de restituer toutes ses prérogatives légales à l’Etat, d’opportunistes
et de communistes cherchant avant tout à étendre leur influence dans la vie
publique. D’ailleurs, De Gaulle n’a fini par approuver ce programme qu’en
1945, et pour des raisons purement politiciennes
C’est plein d’erreurs et de jugements péremptoires sur
l’état d’esprit de de Gaulle, je prends le temps de fournir les faits qui
contredisent vos erreurs. Mais voilà, c’est des bouts de saucisses et ce n’est
pas ce que vous vouliez dire. Si je réexplique, hop, vous répondez que je fais
encore des bouts de saucisses. Et il n’y a pas de mythification
gallo-communiste ni d’Asselineau dans ce propos, n’est-ce pas… C’est votre
façon de sortir de votre chapeau des leurres qui encombrent l’échange au lieu
de répondre et à la place, d’étaler votre mauvaise foi, car vous n’êtes pas
idiot. Mais quand vous avez tort, vous préférez l’enfumage à l’évolution de l’échange.
.
Dès 1943, le CNR sous influence des
communistes se déclare organe souverain
Vous justifiez, et
merci de le faire, avec : Le CNR se pose comme la « seule autorité authentiquement
française constituée sur le sol de la patrie » (déclaration du 26 novembre
1943), prêt à assumer « les responsabilités de gérant et d’organe
provisoire de la souveraineté nationale ». Le CNR est alors sous la présidence de Georges
Bidault, chrétien démocrate, successeur de Jean Monnet, toujours sous
l’autorité de de Gaulle. Ca reste donc l’instance qui légitime de Gaulle au
CFLN puis au GPR. L’influence des communistes est normale puisqu’ils ont été
invités dès le début dans la composition du Conseil. Votre affirmation que le
CNR se démarque de De Gaulle est fausse, il est au contraire
formé de réseaux et mouvements qui ont accepté de rejoindre le conseil, avec
évidemment les tiraillements et concessions que cela peut coûter. A ce que je
sache, le CNR n’a pas éclaté, ni fait sédition.
Enfin vos articles que vous m’avez envoyés qui démontrent la
vivacité des conflits que cette entreprise a suscité, ne font qu’étayer ce
que je vous écrivais dans mon premier commentaire : L’orfèvre qui a
contribué au rassemblement de tant de factions antinomiques est très loin du
portrait que vous en faites.
.
Pour le texte de Paul-Marie Coûteaux, la première partie est
insuffisante. Le CNR était en effet perpétuellement tiraillé, d’une part entre
les attentes idéologiques très diverses des réseaux de résistance et d’autre
part avec les tropismes, lourds et actifs, des USA et de l’URSS. Mais Coûteux n’a pas mentionné le programme
commun (celui du CNR, pas de 1972), c’est celui-ci : https://www.youscribe.com/BookReader/Index/2411471/?documentId=2388574
. Celui justement que vous évitez de lire pour me dire en quoi de Gaulle n’a
pas appliqué ce programme au sortir de la guerre, comme après 1958. Avec les protos gouvernements que de Gaulle a constitués depuis l’agrégat
de la France Libre au gouvernement de la IVème République, il est resté dans la
droite ligne du programme du CNR en libérant la complète souveraineté du pays,
sans recycler celle de Vichy, ni tomber sous la férule américaine ou russe.
Pour la deuxième partie, c’est possible. Fondamentalement il
est resté dans le programme commun du CNR.Mais c’est vrai qu’il a été chiche en
progrès social, il a fallu l’éruption populaire de 1968 pour lui forcer la main
à Grenelle sur l’augmentation des
salaires. D’un autre côté, la reconstruction de la France a été particulièrement
réussie, et les infrastructures et équipements publics qu’il a laissés étaient
alors les meilleurs de toute l’Europe. Sans compter l’ensemble des grandes entreprises du pays présentes à l’international et génératrices de commandes qui aidaient les PMI/PME du pays. De Gaulle est un planificateur et un
gestionnaire, il avait le profil qu’il fallait pour une économie d’état utile à
la communauté nationale. C’était déjà beaucoup.