Le problème - le drame - pour les
musulmans qui veulent désacraliser la
violence, c’est qu’ils ne peuvent le faire sans désacraliser leur prophète
Mohamed, qui a attribué à Dieu de nombreux appels à la commettre, et qui l’a
abondamment pratiquée lui-même. Ils ne peuvent le faire sans désacraliser le
Coran, sans détruire, en fait, l’islam lui-même.
Les chrétiens n’ont aucune difficulté
de ce type puisque leur "Messie" n’a jamais attribué à Dieu des
appels à tuer. Il a, au contraire, tenté de convaincre ses coreligionnaires que
leur Dieu n’appelle qu’à l’amour, et
qu’il le veut universel.
C’est le maintien, dans le
christianisme, de l’attribution à Dieu des nombreux appels à massacrer contenus
dans l’Ancien Testament, et donc de leur
caractère sacré, qui a permis à l’islam dès sa naissance, 6 siècles après
l’auto-sacrifice de Jésus, de relancer la croyance en "de bons appels à
massacrer" pour "de bonnes raisons divines".
Le scandale du christianisme actuel,
alors que les "justes massacres" sont toujours pratiqués par des fidèles de l’islam, c’est que
les chrétiens s’obstinent à ne pas
vouloir désacraliser la violence attribuée au Dieu
"judéo-chrétien", alimentant et justifiant ainsi, indirectement, la durable
violence islamique.