@maQiavel
"Voilà, dès qu’on cesse de se caricaturer, ça devient tout de suite plus intéressant."
Ah, mais alors justement, ne caricaturez pas ce que j’ai dit. 
Quand je dis que seul ce qui est totalement privé peut se prévaloir d’échapper à un droit de regard de l’autorité politique, cela ne signifie pas que tout ce qui se manifeste publiquement tombe (ou devrait tomber) dans un espace de contrôle politique totalitaire. La publication d’un livre d’histoire, par exemple, est effectivement un acte qui contient une dimension politique plus ou moins affirmée, c’est indéniable d’un simple point de vue intellectuel. C’est très bien, où est le problème ?
D’ailleurs, plus généralement, publier, c’est rendre public et par conséquent c’est un acte qui regarde l’autorité publique, c’est logique. C’est valable même pour la publication de votre journal "intime"... qui ne sera plus vraiment intime dès que vous l’aurez rendu public ! Vous comprendrez aisément que si vous pensez dans le secret de votre coeur que votre voisin ou votre collègue de bureau à une tronche de pédophile, ce n’est pas la même chose que de le publier dans un livre ! Il existe ainsi dans le système juridique français une série de motifs que l’on peut invoquer pour interdire la publication d’un livre. La mise en danger de la santé d’autrui me semble, par exemple, être un motif légitime de retirer des ventes un manuel de secourisme qui contiendrait des informations erronée sur la technique du massage cardiaque d’urgence. Concernant les publications pornographiques, la subjectivité collective d’un peuple imposera aussi ses critères, parfois en tenant compte de l’accessibilité aux mineurs. La publication de secrets militaires, pouvant mettre en péril la nation ou la vie de ses agents de protection, sera elle aussi interdite. En revanche, les recherches historiques doivent à mon sens se corriger les unes les autres et par conséquent la moins mauvaise solution en ce domaine me semble être la totale liberté de controverse. Concernant la loi Gayssot, je vous ai dit plus haut tout le mal que j’en pensais.