@Serge ULESKI
On est obligé d’être d’accord avec vous ?
Je ne suis nullement raciste ou racialiste et je trouve que votre texte dégouline de paternalisme condescendant et de bonne conscience, et est tout à fait dans la lignée de ce que pouvait dire et écrire les cadres de SOS racisme il y a 20 ou 30 ans au sujet des "minorités visibles", ou en remontant encore plus loin, les membres de la "sociétés des amis des noirs".
Au passage, il est curieux de faire une relation d’office entre l’Islam et ces minorités dont une large partie n’est d’ailleurs pas issue de "l’empire colonial" et vit en très bonne relation avec le reste de la population française.
Attention, Uleski préconise aux "minorités" visibles de s’organiser de manière autonome afin de pouvoir "revenir vers nous", on ne sait pas trop ce que ça veut dire concrètement, qui sont ces "minorités" au juste et qui est ce "nous", mais c’est beau, c’est de l’identitarisme de gauche.
Il est pour le moins paradoxal d’appeler des gens à s’autonomiser tout en leur répétant "il faudra que". Comment appelle-t-on cela ? Une injonction contradictoire je crois. Incorrigible blanc, ils ne peuvent pas s’empêcher de donner des ordres.
Et tout en leur conseillant quand même, pas hypocrite pour un sou, de sortir rapidement de cet entre-soi ethnique qui ne serait "d’aucune utilité". Faut savoir mon "pote", soit c’est absolument inutile et donc non nécessaire, soit c’est utile et donc nécessaire, mais pas les deux à la fois.
Ce qui implique le choix d’un ton et d’un vocabulaire adéquats, tout en restant d’une fermeté totale sur les principes ; ceux d’une morale humaniste et soucieuse de la justice des conditions d’existence de nous tous, bien évidemment.
Ah bon ? Ils n’ont même pas le choix du vocabulaire ?
Ben là encore, on dirait du SOS tant dans le fond que sur la forme ("fermeté totale sur les principes", quel socialiste n’a jamais dit cette formule au moins 10 fois en meeting ou à la télévision ?)