@maQiavel
Cela serait quand même intéressant de s’accorder sur une définition commune et fonctionnelle de l’identitarisme.
Je ne sais pas si la définition que yoananda t’a prêtée est correcte et correspond à tes idées (je ne pense pas) mais s’il suffit d’aimer son pays pour être déclaré "identitaire", beaucoup de monde vont être rangés dans cette catégorie. Du reste, j’ai rarement entendu des identitaires mettre en avant leur patriotisme ou l’amour de leur pays. Je ne suis même pas sûr que "le pays" soit une notion suffisamment charnelle à leurs yeux. Pour eux, il y a l’individu au sens quasiment physiologique du terme, liée à une communauté organique assimilable à un groupe ethnique et qu’ils appellent parfois la "nation" au sens quasiment antique du terme (pré-révolution). Dès qu’on s’élève au-dessus de cette dimension, on entre déjà dans des abstractions politiques qu’ils ont tendance à rejeter.
Pour moi, un identitaire est quelqu’un qui défend une conception ethnique ou plus rarement raciale du sentiment d’appartenance à une collectivité (au sens ici de "communauté de destin"), à l’exclusion de toute autre (juridique, politique, philosophique). C’est ce qui distingue un identitaire d’un fasciste, par exemple, puisqu’il y a une dimension politique, économique et sociale du fascisme que l’on retrouve rarement dans les préoccupations des identitaires (même leurs "actions sociales" ont une connotation culturelle, comme les distributions de soupe au cochon pour les SDF blancs) dont beaucoup, d’ailleurs, adhèrent à une forme de libéralisme national (cf. Marion Maréchal). Et c’est pour ça que je parle indistinctement d’identitaire de droite et d’identitaire de gauche, car pour moi les indigénistes, les différencialistes, sont aussi des identitaires (ce thème est peu ou pas abordé en France mais l’intellectuel américain Mark Lilia a par exemple théorisé cet identitarisme "progressiste" dans un essai consacré à la "gauche identitaire")
A vrai dire, la dimension raciale ou racialiste n’est pas systématiquement mise en avant dans le discours identitaire, mais elle est toujours sous-jacente, ou implicite.
De manière abrégée, on pourrait dire que l’identitarisme est une conception essentialiste de l’identité collective.
@ged52
Celui qui aime les gens qui lui ressemble un identitaire, nuance ...
Celui qui aime les gens qui ne lui ressemble pas un xénophile. Soyons précis ..
Ca, ça ne veut rien dire tant que tu ne précises pas ce que tu entends par "ressemblance".