@Gollum
Taoisme : je passe...
Hubert Reeves parle de course vers la complexité. La lecture de "Patience dans l’azur" m’a remis en place, du moins placé une perspective. La matière est ainsi faite qu’elle a cette propension, dans l’espace et le temps, quand elle trouve des régions plus tranquilles, à multiplier les organisations, les unes dans les autres.
Après, pour que ça prenne, c’est rare. Comme une poignée de semences jetées sur un terrain irrégulier : seules certaines auront les conditions pour prendre. Le Terre a eu cette chance de voir la biologie apparaitre, mais on sait que c’est extrêmement rare dans l’Univers. D’après Robert Hansen, notre civilisation pourrait même être unique dans l’Univers :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_filtre
Parmi les être biologiques, on a le privilège animal d’être des conscients. Quoiqu’on se demande maintenant si les végétaux n’en ont pas aussi une forme, du moins nous sommes des êtres vivants mobiles et actifs sur l’espace qui nous entoure.
Parmi les conscients actifs, nous sommes les seuls à être conscients d’être conscients et de reprendre a à notre compte en partie l’ouvrage de l’univers : créé notre propre organisation, monter encore la complexité.
Sauf qu’on rate une étape, ne pas comprendre notre holisme, ce que nous sommes : notre complexité dépend de la région paisible qu’est la planète Terre. Et c’est chiant. On découvre qu’on a besoin de Gaïa et on sait que Gaïa n’a pas besoin de nous pour vivre. Mais si on est des enfants ratés, Gaïa n’aura toujours pas engendré de nouvelle organisation selon la loi universelle de course vers la complexité.