https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/https://hormon-osteoporosezentrum.de/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/https://akperstg.ac.id/
zonawin777zonawin777
Commentaire de Alexandre Berger sur Discours de Kennedy avant son assassinat en 63 - Agoravox TV

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile


Commentaire de Alexandre Berger

sur Discours de Kennedy avant son assassinat en 63


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Alexandre Berger 25 novembre 2020 00:05

Dans les mois suivants ce discours, il mettra en tous cas à la porte la moitié des directeurs de la CIA, dont son chef emblématique de l’époque Allen Dulles, grand ami des Rockefeller au demeurant, et qu’on retrouvera d’ailleurs ensuite étonnamment, c’est pas une blague, en tant que membre de la commission Warren.

Au moment de ce discours, Kennedy est à la Maison Blanche depuis quatre mois seulement, et il a donc vraisemblablement dû prendre le train en route sur le dossier Cubain. J’imagine qu’il doit avoir l’impression de s’être fait roulé par certains, et s’il doit assumer ses responsabilités en tant que président, il semble évident qu’il a des comptes à régler et qu’il entend le faire savoir. Bien sûr, il ne risque pas de balancer la sauce ouvertement en disant que la CIA est hors de contrôle et que certains cercles d’influence économiques (qui ont d’ailleurs contribué à son élection) sont des pourris dégénérés. Non, ça ferait désordre. Vu la gravité de l’épisode Cubain, on peut en fait éventuellement s’attendre à un discours contenant plusieurs degrés d’interprétation, et justement parce que le public sont les éditeurs, y voir un bémol sur la démagogie habituellement réservée aux foules anonymes.

On peut donc supposer que derrière l’ambiguïté de ces propos, vu son public et le contexte, il énonce en réalité une mise en garde relativement explicite du danger que représente pour la nation les agissements irresponsables de certains, surtout en ces temps de guerre froide et vu la puissance Russe. Et ça, c’est parce qu’il y a déjà à l’époque un état profond très influent qui fait ce que bon lui semble. Les présidents passent, eux restent, et c’est bien à cela que fait face Kennedy, quatre mois seulement qu’il est président et il est déjà enlisé dans un monstrueux merdier politique avec lequel il n’a l’origine rien à voir. D’ailleurs à ce sujet, et comme mentionné plus haut, la teneur du discours de sortie de son prédécesseur est sans ambiguïté :


Dwight D. Eisenhower, lors de ses adieux en tant que président, le 17 janvier 1961 :

"Cette conjonction d’une immense institution militaire et d’une grande industrie de l’armement est nouvelle dans l’expérience américaine. Son influence totale, économique, politique, spirituelle même, est ressentie dans chaque ville, dans chaque parlement d’État, dans chaque bureau du gouvernement fédéral. Nous reconnaissons le besoin impératif de ce développement. Mais nous ne devons pas manquer de comprendre ses graves implications. Notre travail, nos ressources, nos moyens d’existence sont impliqués ; ainsi en va-t-il de la structure même de notre société."

"Dans les prises de décision de l’État, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera."


L’épisode Cubain fut un tournant majeur pour la carrière de JFK, et à n’en pas douter un chapitre qui pèsera très lourd dans son assassinat ultérieur, et ce bien plus que le contenu de ce discours à mon avis, aussi éloquent puisse t-il être, car à partir de là, en parallèle de son extraordinaire popularité grandissante auprès du public, une extrême antipathie commencera à être cultivée à son endroit dans différents cercles d’influences, disons dans le deep et semi-deep state.

A la fin de l’année 63, de par son action politique globale depuis son arrivée à la maison blanche, 2 ans et demi plus tôt, JFK s’était mis à dos beaucoup, beaucoup de monde :

 Les pétroliers Texans et l’industrie de l’armement, car ses choix stratégiques en termes de politique intérieure et extérieure, son « pacifisme » et son « gauchisme », étaient partis pour nuire énormément à leurs affaires et à leurs projets (peut être pas un hasard s’il s’est fait descendre à Dallas, Texas).

 Une bonne partie de l’armée et de ses généraux, qui depuis l’affaire Cubaine, bouillonnaient contre lui.

 On ajoutera les têtes pensantes de la CIA, qui bien que déchues, gardèrent une certaine influence du fait de leurs réseaux existants et de leurs fortunes personnelles, en particulier Allen Dulles, et avec lui une cohorte d’agents dissidents.

 Dans la même lignée, les exilés Cubains, bien-sûr, des hommes de main tout-trouvés pour une éventuelle embuscade, et pour la plupart convaincus de la traîtrise de Kennedy.

 Puis ensuite les grands banquiers de Wall Street, à qui il avait promis de démanteler la FED s’il était réélu. Oups !

 Et enfin, et c’est là le chapitre souvent manquant, bien que vraisemblablement celui qui fut le plus décisif dans son assassinat, celui de la mafia, celui de la pègre Sicilienne, à qui Robert Kennedy menait la vie dure depuis son arrivée au poste de ministre de la Justice, car lancé depuis dans une grande campagne contre la corruption et contre différentes de leurs affaires, ils ont donc alors organisé une riposte...


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès