@alanhorus
Ce symbole
est un exercice de pensée.
Les deux
blocs s’emboitent complètement mais ne tiendraient pas ensemble sans les petits
ronds, qui font les aimants vers l’autre bloc.
Si vous étiez
homme, sans aucune féminité en vous, les femmes vous attireraient sexuellement
autant que les ours, les zèbres et les ornithorynques : c’est-à-dire absolument
pas. Heureusement, que nous avons cette toute petite part inverse en nous. D’ailleurs
la différenciation sexuelle de l’embryon ne se fait qu’à trois mois : il y
a un souvenir, au moins biologique, de ce qui est devenu, depuis, l’autre, ou le
développement de l’altérité nécessaire à toute interaction humaine.
Le problème vient
quand ce rond a une plus grosse taille, quand la part féminine du bloc masculin
est envahissant (où l’inverse, peu importe). Cette part vous accapare vous-même,
au lieu de vous porter vers l’autre bloc qui vous manque. La nature est ainsi
faite qu’elles distribue des êtres vivants différents, y compris dans la même
espèce. Et, oui, c’est perturbant.
J’apprends
aussi, de vous, l’histoire du fils de Sade devenu fille. C’est n’est pas simple
et c’est à elle de résoudre comme elle peut avec son enfant pour trouver le
choix qui leur convienne au moins mal. La perversion, s’il faut voir les choses
ainsi, est de militer pour la destruction ou la fractalisation générale des
genres. Devoir arranger et vouloir détruire ne sont pas la même chose. Car le principe du féminin et du masculin demeure l’énergie primaire,
vitale, utile à l’envie de vivre d’un être vivant comme à la composition de
toutes les interactions humaines d’une société. Je n’ai pas appris que Sade
milite pour cette destruction.