@yoananda2
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Pas lu encore, ce
bouquin de Damasio, vous en avez déjà parlé.
« Je » est en effet impérieux : il faut une
conscience fortement développée pour assurer les besoins de gestion de notre
corps biologique, peu armé relativement aux autres animaux donc nécessitant
d’autres stratégies, en plus en environnement culturel et social constitué par
les générations précédentes, dans lesquelles s’intégrer. Ce « je » doit donc être puissant,
même violent pour se préserver de tout. D’où ce sentiment irréductible de
singularité du soi et l’instinct de conservation nécessaire. A-t-il été trop amplifié par les philosophies
qui ont nourri nos apprentissages ? Les idéologies sont aussi très plastiques, au point de modifier, en
tout cas pour une part, nos états de conscience.
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La question ne me semble pas vite répondue. Mais elle est
fascinante.
C’est en tout cas un nouveau paradigme qui libère une capacité
à découvrir. Je ne pense pas qu’une Suzanne Simard, sans cette disposition
d’esprit, aurait été capable de voir ce qu’on a appelé « L’internet des
arbres » : ces filaments de mycoses qui les relient pour échanger les
infos et nutriments entre eux. Ces champignons sont donc les saprophytes
premiers tueurs des arbres comme leur symbiotiques les plus indispensables.
Maintenant, toute une génération d’écologues et scientifiques s’est engouffrée
dans cette découverte et avance bien plus vite dans la compréhension des
forêts.
J’ai discuté l’an
dernier en métropole avec un garde-forestier : ils font maintenant de
l’abattage sélectif, évitant par exemple les arbres-mères utiles aux jeunes
pousses. Mais l’ONF est toujours dans son
schéma classique : plan de gestion prévisionnel d’abattage complet
dans une parcelle, et replantage, avant de continuer sur la parcelle voisine
l’année suivante. Et l’ONF continue
bureaucratiquement ses plans de gestion à l’identique, qui passent notamment
par l’UE, tout en laissant faire les opérateurs forestiers, qui eux, appliquent
les dernières découvertes scientifiques…
Ça avance, mais si les évolutions doivent se faire en
bottom-up, ça veut dire aussi que c’est tout le système qui freine, alors que
sa fonction est de faire avancer la science…
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Chez moi, quand la mer devient trop chaude, cela devient
suffoquant pour tout le milieu marin vivant. Il se passe alors le grand
aspirateur thermique depuis la mer vers
le froid des hauteurs de l’air. L’ouragan d’eau froide qui va ramasser tout
l’air chaud et rafraîchir l’espace local de la biosphère. Qques arbres et toits
de maisons sont arrachés, mais bah, il
faut ce qu’il faut, s’il n’y pas de morts, ça va. La fièvre est passée, la
biosphère locale retrouve la santé. On
le sent même d’instinct chez les humains : on nettoie les jardins et
routes entre voisins de toutes les branches cassées et on est joyeux de savoir
que la végétation va repartir de plus belle, ça donne une sorte d’euphorie, ou
d’énergie.
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Quaspard parlait d’immunité de la nature. Avec le dégel du
permafrost, à cause du changement climatique peut-être que des virus vont se
libérer pour nettoyer un peu tous ces humains qui désorganisent trop le climat
et les écosystèmes.
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Intention ou pas de la nature, finalement c’est kifkif
bourricot. Mais si on avait tous les bonnes lunettes pour comprendre et
percevoir cette homéostasie générale de la biosphère, nos comportements humains
et nos pensées seraient poussés à mieux s’adapter à la nature. Bon, c’est sûr, on en est peu loin. Il n’y a
pas que les tableaux et graphiques qui font comprendre, une spiritualité donne
aussi des antennes qui peuvent causer à notre instinct, notre intuition.
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Ici un dossier d’astrosurf sur le théorème Gaïa, avec les
démonstrations qui la confortent. Les règles du jeu de la vie, de John Conway
expliquées dans la vidéo mise en lien par Ritonas a été repris pour montrer
comment les pâquerettes servent de régulateur thermique planétaire.
http://www.astrosurf.com/luxorion/theorie-gaia.htm